Journée internationale des droits des Femmes: le RHJS organise une causerie pour alimenter le débat

À l’occasion de la Journée internationale des droits des Femmes, le samedi 8 mars 2025, le Réseau Haïtien des Journalistes de la Santé (RHJS) a organisé une causerie autour du rôle des journalistes dans la promotion et la protection des droits des femmes dans le contexte actuel. Animée par un trio venant de divers domaines spécifiques, cette matinée d’échange s’est déroulée en présence des journalistes, étudiants et des membres dudit réseau.
« Pour toutes les femmes et les filles : droits, égalités et autonomisation », c’est autour de ce thème mondial que s’est tenu cet événement organisé sous l’égide du RHJS. Me Fedjine Joseph, licenciée en droit, lauréate au concours du Barreau de Port-au-Prince; la journaliste et la PDG d’Impuse Webmedias, Lovelie Stanley Numa, et le secrétaire général du RHJS, Claude Bernard Sérant, étaient les trois intervenants de cette activité qui a été modérée par la secrétaire générale adjointe, Wooselande Isnardin.

En abordant la thématique choisie par l’Organisation des Nations unis (ONU) pour marquer cette journée en 2025, Me Fedjine Joseph, a passé en revue les différents combats menés par certaines femmes haïtienne pour l’égalité des femmes. Liliane Pierre-Paul, Ertha Pascal Trouillot, Collette Lespinasse, Madeleine Sylvain-Bouchereau, sont parmis des femmes qui d’après la conférencière, ont été dans la mobilisation pour faire respecter les droits de femmes en Haïti.
« La conquête des droits des femmes dans l’histoire du monde n’a jamais été un cadeau. Elles ont lutté contre la maltraitance, elles se sont risquées dans des combats périlleux. Pourtant ces combattantes n’ont pas été reconnues à leur juste valeur», a souligné la lauréate au concours du Barreau de Port-au-Prince.

Quant au journaliste et PDG d’Impuse Webmedias, Lovelie Stanley Numa, elle estime que face aux violences et inégalités sociales en Haïti, les femmes
ont pour devoir de meubler leur cerveau pour faire face au marché du travail. “Dans un monde dominé par des hommes, le harcèlement sexuel reste et demeure une grande menace dans le quotidien de la professionnelle féminin”, a déclaré Mme Numa, affirmant qu’elle a fait face, la tête haute, à ces catégories d’hommes parce qu’elle avait du caractère et connaissait bien le journalisme. Devenue PDG d’Impuse Webmedias, la journaliste de longue carrière continue à informer le public avec passion.
Le secrétaire général du RHJS, Claude Bernard Sérant, de son côté, a mis l’accent sur le rôle des journalistes dans la promotion et la protection des droits de la femme dans le contexte actuel ». Il a déclaré : « Au regard de ce qui se passe chez nous en Haïti, les journalistes ont pour obligation de faire de ce moment un tremplin pour porter la réalité des femmes et des filles haïtiennes au devant des scènes nationale et internationale. Selon lui, en tant que professionnel de l’information, « nous avons le devoir d’aller sur le terrain, de rencontrer ces victimes pour que la société sache que les femmes et les filles endurent dans leur chair et leur esprit. »
Pour M. Sérant, le journaliste, en tant que médiateur, doit jouer sa partition dans cette lutte. « Au RHJS nous sommes au cœur de la lutte pour l’égalité femmes-hommes. C’est pourquoi le Réseau utilise le multimédia comme outil dans le but de toucher la sensibilité des gens pour que cette réalité change. »

Jacques Stevenson Saint Louis
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FCN/Haïti
