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Haïti–Lutte anti-corruption: le RHAJAC alerte sur des menaces de révocations à l’ULCC et à l’AGD

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC), dans une note en date du 12 août 2025, tire la sonnette d’alarme sur de possibles révocations de deux hauts responsables clés de la lutte contre la corruption en Haïti. Il s’agit de Jacques Hans Ludwig Joseph, directeur de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) et Julcène Édouard, directeur général des Douanes.

«Dans un contexte politique assez tendu, cette manœuvre représenterait un danger imminent pour les efforts engagés contre la corruption dans le pays», a alerté l’organisation, qui dit y voir une revanche des conseillers-présidents inculpés dans l’affaire BNC.

D’après le RHAJAC, la récente arrivée de Laurent St-Cyr à la tête du Conseil présidentiel de transition (CPT) aurait renforcé l’influence des trois conseillers-présidents inculpés pour corruption: Louis Gérald Gilles, Smith Augustin et Emmanuel Vertilaire. Ces derniers, alliés à Edgard Leblanc et à M. St-Cyr, disposeraient désormais d’une majorité de cinq voix sur sept au sein de l’instance collégiale, leur permettant de prendre des décisions stratégiques, notamment en matière de nominations et de révocations.

Haïti–Lutte anti-corruption: le RHAJAC alerte sur des menaces de révocations à l’ULCC et à l'AGD

Les précédent et les craintes actuelles

Le réseau rappelle que cette nouvelle majorité a déjà orchestré, à la demande du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la révocation de l’ancien directeur général de la Police nationale, Normil Rameau, après l’arrestation, sans son aval, de l’ex-sénateur Nenel Cassy, recherché pour des accusations graves, dont financement de gangs armés et détournement de fonds publics.

Aujourd’hui, le RHAJAC affirme que les mêmes acteurs viseraient la destitution du directeur de l’ULCC, en raison d’un rapport récent les incriminant dans une affaire de 100 millions de gourdes de la Banque nationale de crédit (BNC). Parallèlement, le directeur des Douanes serait dans leur viseur pour avoir résisté à des pressions visant à freiner la lutte anti-corruption menée dans ce secteur stratégique.

Un appel à la mobilisation

Pour le RHAJAC, l’éviction de ces deux responsables constituerait un coup dur pour les institutions déjà fragilisées par la corruption. L’organisation appelle la société civile, les acteurs politiques responsables et la communauté internationale à se mobiliser pour empêcher toute décision jugée arbitraire et contraire à l’intérêt national.

«La révocation de ces deux hauts fonctionnaires serait un coup fatal porté à la lutte contre la corruption», a prévenu le RHAJAC dans sa note ,concluant en lançant un en appel à une réaction immédiate pour préserver l’intégrité des institutions et la poursuite des enquêtes en cours.

FcnHaïti

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