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Haïti/Insécurité : une force étrangère ne sera pas réellement la solution selon les sept raisons articulées dans un document présenté par MPF

L’insécurité en Haïti n’est pas seulement une question de Gangs armés et de banditisme, c’est aussi un système mercantile bien organisé selon le Coordonateur National du Mouvement Point Final Jean Chenet Ulysse qui continue de faire valoir ses points de vue sur une éventuelle force internationale dans le pays sous demande du gouvernement de facto dirigé par le Dr Ariel Henry.

Dans une lettre ouverte ce mercredi 2 novembre 2022, Jean Chenet Ulysse trace la situation sécuritaire d’Haiti afin de montrer les sept (7) raisons pour prouver d’une manière évidente et convaincante que l’occupation étrangère ne va pas résoudre réellement ce phénomène en Haïti.

Pour le Coordonateur du MPF, l’insécurité en Haïti est un quadrilatère qui a quatre (4) piliers :
1) les soldats
2) les autorités politiques
3) les hommes d’affaires
4) les diplomates étrangers accrédités en Haïti.  » Pour apporter une solution a ce fléau (l’insécurité) en Haïti d’une manière réelle et durable, on n’a pas besoin d’une force d’occupation étrangère, » Déclare Chenet Ulysse.

Haïti/Insécurité : une force étrangère ne sera pas réellement la solution selon les sept raisons articulées dans un document présenté par MPF

Voici les sept (7) raisons du Mouvement Point Final:

1) La Géographie du Pays :
Il y a certaines zones montagneuses qui sont déjà dominées par les Gangs armés ne vont pas offrir un accès facile et favorable militaires étrangers, même lorsqu’ils auront des avions et des hélico à leur disponibilité.

2) Le système politique en place :
L’insécurité en Haïti rentre dans un mode de gouvernance publique pour garder le pouvoir le plus longtemps possible. On peut remarquer facilement le jeu d’intérêt entre les Gangs armés et le pouvoir pour dissoudre le feu de mobilisation anti gouvernementale.

3) La diplomatie en Haïti :
Le BINUH et le Core Group sont des acteurs principaux dans la mise en place de la fédération des Gangs armés dans le pays.

4) l’Économie:
À travers le monde, le trafic d’armes apporte de gros intérêts aux trafiquants. En Haïti, c’est un marché libre et corrompu. A tel point, même l’église se mêle de la partie.

5) le Social :
En Haïti, dans les quartiers populaires et défavorisés, les chefs de gangs se disent, se considèrent et se prennent pour des agents sociaux. Ils s’occupent des familles déshéritées, abandonnées et dépourvues de tout. Ils remplacent l’état dans ces communautés défavorisées.

6) L’environnement :
En Haïti, les quartiers populaires sont des zones difficiles d’accès. N’en parlons pas dans les zones montagneuses.

7) la Culture :
Culturellement, les Haïtiens sont très tolérants et n’ont pas une éducation favorable pour établir une coopération entre la Police et la population.

Donc, la meilleure solution n’est pas l’envoi d’une force d’occupation étrangère dans le pays. Le mieux est de renforcer la police nationale d’Haïti et les Forces armées d’Haïti qui ont déjà la maîtrise du territoire et la connaissance culturelle et sociale du Pays. A-t-il précisé.

Par Eben-Ezer Delice

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