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Haïti-Insécurité: Cabaret, un nouveau territoire perdu

Des bandits armés ont fait irruption à Cabaret, précisément dans la localité de Bercy, ce mercredi. Une situation spontanée qui contraint la population civile à abandonner leur domicile pour échapper à la fureur des terroristes.
 
Alors que le premier ministre Gary Conille a annoncé lors de son discours de bienvenue aux officiers kényans qu’ils vont travailler à récupérer les territoires perdus, les hors la loi continuent d’élargir leur zone de confort.
 
« Nous allons récupérer les territoires perdus maison par maison, quartier par quartier, ville par ville », avait déclaré Garry Conille, qui aujourd’hui face à lui-même, doit assumer ses responsabilités et faire preuve de respect de la parole donnée.
 
La population aux abois, lance un SOS au gouvernement et aux autorités policières pour  rétablir l’ordre et la paix dans leur zone afin qu’ils puissent enfin, regagner leur domicile.
 
Augmentation de l’effectif des réfugiés
 
Fuyant la terreur des gangs armés, des milliers de personnes, pour la plupart, des enfants se sont réfugiés dans des sites, des cimetières et des institutions étatiques. Selon un rapport de l’OIM,  580 000 personnes ont fugué sous la violence de ces malfrats.
 
Les habitants de la commune d’Arcahaie viennent augmenter le nombre de réfugiés ayant fui leur quartier pour sauver leur peau, sans espoir d’un retour immédiat à une vie normale.
 
Conséquences des sites pléthoriques
 
Venant de part et d’autres, ces gens qui sont obligés de partager un abri se divergent par leur mode de fonctionnement, d’où une hygiénique qui laisse à désirer dans la promiscuité et la non assistance de l’État dans ces sites envenime la situation des victimes.
 
Des porteurs de virus notamment, de tuberculose, du choléra ou de VIH… Pour ne citer que ceux-là risquent d’être physiquement anéantis par manque d’hygiène, au pire des cas contaminer les autres.
 
La force multinationale, une histoire facétieuse
 
La mission multinationale présente sur le territoire national, qui compte jusqu’à date, uniquement de kényans laisse à désirer. Cette force ne semble pas intimider les bandits. Des meutes gagnent les rues en émeute en toute quiétude, sèment la terreur, entraînant derrière eux des morts,  des incendies, des cas de vol et de viol.
 
Remettant en cause l’autorité du premier ministre, les sanguinaires semblent ne pas prendre au sérieux l’ultimatum de Garry Conille. Si tenté que les bandits doivent déposer les armes et reconnaître l’autorité de l’État », celui-ci doit se montrer à la hauteur de sa mission. Puisqu’il est clair que le gouvernement risque d’être dépassé par les événements.
 
Rogena Midy
 

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