Haiti/Éducation/Crise socio-politique: des syndicats d’enseignants lancent un cri d’alarme et réclament la réouverture des écoles

Alors que la date de la rentrée des classes a été fixée le 3 octobre 2022, un mois après, soit le 3 novembre, les cours ne sont toujours pas effectifs en Haïti vu que les établissements scolaires sont contraints de fermer leurs portes. Indignés face à cette situation qui a de lourde conséquence sur le secteur éducatif, des enseignants considérés comme des oubliés de la crise, ont poussé un cri d’alarme envers le gouvernement et invité la classe politique à trouver une issue à la crise haitienne où l’école est mise à mal par les troubles sociopolitiques.
Les enseignants haïtiens subissent de plein fouet les turbulences sociopolitiques dont fait face le pays. Ces derniers qui auraient dû recevoir un traitement approprié de la part de l’État se sentent abandonnés. C’est pourquoi, ce jeudi 3 novembre 2022, des syndicats d’enseignements étaient face à la presse pour exprimer leur mécontentement et lancer un cri d’alarme pour demander les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour rendre effectif la rentrée des classes.

Selon les enseignants, le secteur éducatif traverse une crise sans précédente en raison des turbulences sociopolitiques. Et le comportement affiché par le gouvernement et les acteurs politiques risque d’augmenter le calvaire des enseignants, des écoliers sans oublié des marchands qui dépendent des activités scolaires, a martelé Admettre Yvelt, responsable de la Ligue nationale des enseignants haïtiens (LINEH), en marge de cette conférence de presse.
Le syndicaliste qui se sent délaissé a saisi de l’occasion pour inviter le gouvernement à faire retrait de sa décision relative à l’augmentation des prix des produits pétroliers sur le marché. En outre, il a plaidé en faveur du renforcement de la compagnie dignité, c’est-à-dire d’augmenter de manière importante la flotte d’autobus de l’institution, afin de transporter les écoliers, quel que soit leurs couches sociales.
En citant un dicton de Nelson Mandela, le représentant du Collectif national des enseignants pour une éducation de qualité (CONEHQ), Eugène Smirnoff a fait savoir que « l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. En ce sens, le gouvernement doit prendre des mesures urgentes pour rendre effectif la rentrée des classes » a-t-il réclamé.
Mobilisé pour permettre aux élèves de poursuivre leur étude, Paurus Holsin a fait comprendre que la fermeture des classes aura des conséquences sur les enfants. « Lorsque les enfants n’ont pas accès en salle de classe, l’apprentissage en pâtit et leur cerveaux sont inaptes. Outre les retards d’apprentissage, ils auront dans l’impossibilité de bénéficier des bourses d’études étrangères » a déclaré l’enseignant avant d’interpeller la société civile à jouer leur participation pour que les enfants soient reprendre le chemin de l’école.
FCN Haïti

