Haïti–Droits humains: L’essentiel de l’intervention de Jean Junior JOSEPH à l’occasion du 77e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme

À l’occasion du 77e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), l’Observatoire haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse (OHDLP) a renouvelé son engagement à défendre les libertés fondamentales dans un pays marqué par une crise sans précédent de violations des droits humains, lors d’une cérémonie officielle organisée à Pétion-Ville par l’initiative pour les Droits Humains IDHU, le mercredi 10 décembre.
Prenant la parole au nom de l’organisation, Jean Junior Joseph, officier de communication de l’OHDLP, a salué la présence des représentants du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies et plusieurs représentants d’organisations partenaires, dont le Directeur exécutif de l’OHDLP, le journaliste et analyste sociopolitique Alex Calas, ainsi que les membres de l’Initiative pour les Droits Humains (IDHU).
Un contexte national marqué par de graves violations
Dans son intervention, Jean Junior Joseph a rappelé que Haïti traverse «une grave crise de violations des droits humains, marquée par une violence généralisée, la corruption et un rétrécissement inquiétant de l’espace civique». Il a déploré une situation où «les violations graves dont nous avons été témoins traduisent un mépris flagrant des droits et une indifférence glaciale face aux souffrances humaines».

L’officier de communication de l’OHDLP souligne que les droits humains, qu’ils soient civils, politiques, économiques, sociaux ou culturels, demeurent «inaliénables, indivisibles et interdépendants», et que leur protection exige une action concertée de tous les secteurs vitaux du pays.
77 ans de la DUDH, 25 ans de combat pour l’OHDLP
Fondé le 8 octobre 2000, l’OHDLP est passé du statut de simple observateur à celui d’acteur crucial dans la promotion et la défense des droits humains en Haïti. L’organisation se dit aujourd’hui pleinement engagée au sein de l’Initiative pour les Droits Humains (IDHU), une plateforme nationale de coordination entre structures militantes.
Grâce à ce réseau, l’OHDLP est désormais présent dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Sud-Est, l’Artibonite, l’Ouest, la Grand’Anse, le Centre et le Grand Nord, à travers des coordinations départementales, communales et des sections locales.
L’organisation affirme intervenir régulièrement sur des dossiers de violations de droits humains, tels que les agressions contre des journalistes, les violences basées sur le genre, ou encore des cas d’abus divers signalés à travers le territoire.
Un engagement qui dépasse les frontières
L’OHDLP dit également étendre ses actions au-delà du territoire national, notamment en République démocratique du Congo, au Mali et dans d’autres pays africains où elle développe des initiatives de solidarité et de collaboration.
Cette dynamique internationale s’inscrit dans une volonté de renforcer la présence haïtienne dans les luttes globales pour les droits humains et de montrer que «Haïti peut refaire son image aux yeux du monde», a souligné Jean Junior Joseph.
Appel à une mobilisation citoyenne
«La célébration de ce 77e anniversaire est un appel à la conscience citoyenne de toutes les forces vives de la nation», a déclaré le représentant de l’OHDLP. Selon lui, «si l’ensemble des secteurs vitaux du pays ne répondent pas à cet appel au réveil et à l’action, le respect des droits humains en Haïti pourrait rester un vœu pieux».
Faisant écho aux paroles du militant Evelt Fanfan, il a insisté: «Se ansanm nap rive konbat epi mete fen nan enjistis sosyal. Nou kapab e nap pote viktwa pou fè otorite yo respekte dwa moun yo nan peyi a».
Remerciements et message d’espoir
Le Directoire national de l’OHDLP a exprimé sa gratitude envers le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), partenaire du déroulement de l’évènement. Un hommage particulier a été rendu aux membres de l’IDHU «pou kouraj ak detèminasyon yo».
«Lè nou mete tèt nou ansanm, nou ka pwouve kominote entènasyonal la ke Ayisyen kapab refè eskanp figi Ayiti», a affirmé Jean Junior Joseph, lançant un message d’unité: «Aya Boumbé! Le moment est venu pour refaire l’image d’Haïti aux yeux du monde entier».
L’intervention de notre confrère s’est conclue sur un rappel fort: «La protection des droits de l’homme est un devoir auquel cette génération ne peut manquer si elle veut léguer un héritage noble à la postérité».
FcnHaïti
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