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Haïti: Des allégations de détournement secouent l’ONA: le RHAJAC exige une enquête

Le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC) a publié une note de dénonciation dans laquelle il appelle les autorités compétentes à ouvrir une enquête sur la gestion de la directrice générale de l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA), Lovely François, installée à la tête de l’institution depuis le 24 mars 2026.

Dans ce document, l’organisation fait état d’allégations de mauvaise gestion, de gaspillage de fonds publics et de favoritisme au sein de l’ONA. Le RHAJAC affirme avoir été informé de présumés décaissements controversés effectués dans le cadre d’activités organisées à l’occasion de la Fête des Mères.

Selon les informations relayées par le réseau, un montant de 14 millions de gourdes aurait été débloqué pour financer une activité commémorative. Le RHAJAC soutient que ces fonds auraient été utilisés à d’autres fins que celles officiellement annoncées, notamment pour obtenir le soutien ou le silence de certains acteurs politiques et sociaux dans un contexte de tensions liées à la situation politique nationale.

L’organisation inscrit ces allégations dans le climat politique ayant précédé le 7 juin 2026, date à laquelle plusieurs organisations et partis politiques réclamaient l’application de dispositions constitutionnelles relatives à la vacance présidentielle et à l’organisation d’élections. Selon le RHAJAC, l’absence de progrès sur ces questions alimentait des risques de mobilisation et d’instabilité.

Face à ces soupçons, le réseau estime que des explications publiques doivent être fournies concernant l’utilisation des fonds évoqués. Il souligne également que les ressources de l’ONA proviennent des cotisations des travailleurs haïtiens et doivent être gérées dans le respect des principes de transparence et de reddition de comptes.

Dans sa note, le RHAJAC demande la réalisation d’un audit indépendant portant sur les contrats, marchés publics et décaissements effectués depuis l’entrée en fonction de la directrice générale. L’organisation sollicite également l’intervention de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) ainsi que des autres institutions de contrôle compétentes.

Le réseau plaide en outre pour l’adoption de mesures conservatoires destinées à préserver l’intégrité de toute éventuelle enquête.

Réaffirmant son engagement dans la lutte contre la corruption et l’impunité, le RHAJAC considère que le silence des autorités face à ces accusations risque d’accroître la méfiance de la population envers les institutions publiques.

FcnHaĩti


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