ActualitésDroits humainsInsécurité
A la Une

Haïti/Crise humanitaire et sécuritaire : L’OCNH presse les acteurs nationaux et internationaux à prendre des mesures urgentes pour freiner les actes de banditisme dans le pays

La situation actuelle du pays est très préoccupante et nécessite une intervention rapide, croit l’Organisation Citoyenne pour une Nouvelle Haïti (OCNH). Dans un communiqué publié ce jeudi 3 Novembre et acheminé à la rédaction de « FCN News », elle déplore le niveau d’aggravation du climat sécuritaire avec des cas répétitifs d’assassinat et de viols collectifs dont très souvent les femmes et les enfants sont victimes lors des affrontements entre gangs rivaux.

Depuis l’antiquité les guerres entre nations, entre groupes rivaux étaient toujours ou presque caractérisées par des actes d’exactions y compris les viols sur les femmes (enfants, jeunes, moins jeunes , vieillards et femmes enceintes). Malgré les règles initiés au sein des forces armées formelles pour contrecarrer ces pratiques, elles restent et demeurent intactes. Dans ces circonstances, les organisations de defense des droits humains se font le devoir d’enquêter pour établir les circonstances et exiger la punition des coupables par décision d’un tribunal militaire.

En Haïti, la guerre se fait à un autre niveau avec les gangs armés qui ne de s’affronter notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Confrontée à une misère abjecte, une crise institutionnelle, la limitation excessive du droit à la libre circulation imposée par les gangs qui violent, volent, tuent tout en profitant de l’impuissance, de l’incompétence et de la complicité même des dirigeants, le pays est loin de pouvoir sortir de ce trou rien n’est fait. Consciente d’une telle réalité, l’Organisation Citoyenne pour une Nouvelle Haïti (OCNH), dans un communiqué a dénoncé les violations répétées des droits humains et le laxisme des autorités. Elle dit constater avec inquiétude « le pourrissement de la crise sécuritaire et politique à laquelle est confrontée la population haïtienne depuis des lustres. Le laxisme, l’incompétence des autorités, le refus des acteurs de trouver un consensus autour d’une issue favorable et tant d’autres facteurs ont contribué à la situation chaotique dans laquelle se trouvent les paisibles citoyens : violence des gangs armés, rareté de carburant, cherté de la vie, chômage, inflation galopante, impossibilité de circuler à cause des gangs et des mouvements de protestation caractérisés par la violence, attaques contre des journalistes ainsi que la résurgence du choléra ».

L’OCNH croit urgent de prendre des dispositions visant à rétablir l’ordre et la paix publique notamment dans les zones de non-droits.
« Trop de ménages pour avoir la vie sauve, ont dû laisser leur domicile devant la fureur des gangs armés. Trop de femmes, d’enfants et d’hommes sont passés de vie à trépas. Certains cas ont défrayé la chronique mais la majorité d’entre eux sont morts comme ils ont vécu : dans l’anonymat », précise l’organisation dans son communiqué.

L’organisme de défense des droits humains interpelle malgré les autorités, qu’il invite à faire valoir et respecter les instruments internationaux relatifs au Droit International Humanitaire consacrent aux femmes et enfants le statut de personnes protégées dont Haïti est signataire.
En ce sens, l’OCNH invite « les acteurs nationaux et internationaux à prendre des mesures urgentes et efficaces pour stopper le décompte des pertes en vies humaines et des personnes victimes de violence sexuelle. »

JA/FCNHAÏTI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page