FAES et BID unissent leurs forces pour renforcer l’assistance aux populations vulnérables en Haïti

La semaine dernière, le Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES) et la Banque Interaméricaine de Développement (BID) ont organisé un atelier de planification stratégique visant à renforcer les actions sur le terrain en faveur des populations en difficulté. Cet événement a rassemblé divers acteurs opérationnels qui interviennent quotidiennement auprès des communautés les plus vulnérables, dans le but de coordonner efficacement leurs efforts.
Le FAES, soutenu par le financement de la BID et d’autres bailleurs internationaux, a déjà mis en place plusieurs programmes destinés à augmenter la résilience des populations locales, en lutte active contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Nicola Magri, spécialiste du secteur de la protection sociale de la BID, a souligné l’importance de cette initiative pour assurer une réponse collective et adaptée aux besoins identifiés sur le terrain.
Lors de cet atelier, Marie Judithe Fanfan, coordonnatrice de programmes au FAES, a présenté l’avancement du projet « Renforcement de filets de sécurité pour les populations vulnérables ». Elle a mis en avant l’impact positif de ce programme, qui vise à lutter contre l’insécurité alimentaire touchant près de la moitié de la population haïtienne tout en offrant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin. En réponse à la demande croissante, elle a annoncé l’extension prévue de deux projets en cours, ainsi que des ajustements nécessaires pour accroître le nombre de bénéficiaires.
Par ailleurs, Marie Flore Monval Bourgoin a introduit le nouveau « Programme communautaire de Promotion de la Sécurité humaine en Haïti », qui continuera à apporter un soulagement aux plus vulnérables tout en mettant l’accent sur la résilience des jeunes. Ce projet ciblera des communautés jusqu’alors non desservies, en particulier dans les départements du Sud-Est, du Nord-Est et de la Grande-Anse.
Le directeur de la Direction des Initiatives Économiques (DIE), Louis E. Verret, a également présenté une cartographie des projets en cours, discutant des critères de sélection pour identifier de nouvelles zones d’intervention afin d’atteindre efficacement les bénéficiaires.
Les initiatives entreprises par le FAES ont déjà eu un impact significatif sur les conditions de vie des populations vulnérables. Le programme « Cash for Work » (argent contre travail), par exemple, a bénéficié à 115,000 ménages répartis sur 60 communes, offrant ainsi des revenus temporaires à des familles dans des zones reculées.
Le partenariat entre le FAES et la BID représente une réelle opportunité pour les groupes vulnérables touchés par la pauvreté extrême. À ce jour, la BID a investi 457 millions de dollars pour la mise en œuvre de projets, aidant ainsi ces populations à faire face à de nombreux défis quotidiens. Ce renforcement des actions sur le terrain constitue un pas décisif vers une meilleure prise en charge des besoins fondamentaux des Haïtiens en situation de vulnérabilité.
Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

