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Entre crise et espoir : Albert Ramdin en mission cruciale en Haïti

Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, est attendu ce mardi à Port-au-Prince pour une visite officielle mais stratégique, dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement compliqué. Alors que les violences armées continuent de fragiliser plusieurs zones du pays, les autorités de transition ont récemment adopté un décret électoral ainsi qu’un calendrier fixant le premier tour des élections au 30 août 2026, suivi d’un second tour en décembre de la même année.

Dès son arrivée ce mardi 2 décembre, M. Ramdin doit engager une série de rencontres de haut niveau avec les dirigeants de la transition. Il échangera dans un premier temps avec les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) avant d’être reçu par le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, accompagné du ministre des Affaires étrangères, Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste. Une séance de travail est également prévue avec le Conseil Électoral Provisoire (CEP), institution au cœur de multiples controverses depuis la publication du calendrier électoral. Le secrétaire général de l’OEA aura ensuite un entretien en tête-à-tête avec le président du Conseil, Laurent Saint-Cyr, dans un climat où la légitimité des institutions reste jusque-là un sujet sensible.

Albert Ramdin rencontrera plusieurs représentants du corps diplomatique, dont ceux des États-Unis, du BINUH et de l’Union européenne, acteurs majeurs de la gestion internationale du dossier haïtien. Un cocktail officiel, offert par la Primature, clôturera la première journée, avant que le dignitaire ne passe la nuit sur le sol haïtien.

Le lendemain, mercredi 3 décembre, le secrétaire général de l’OEA doit se rendre dans le département du Nord, à bord d’un hélicoptère mis à disposition par les autorités. Le diplomate surinamien visitera plusieurs infrastructures publiques, notamment le bureau de l’Office national d’identification (ONI) du Cap-Haïtien, dont le rôle est déterminant dans la préparation du scrutin.

Cependant, un élément de taille suscite déjà des interrogations : aucune rencontre n’est prévue avec les partis politiques, les organisations sociales ou les acteurs communautaires. Cette absence, confirmée dans l’agenda officiel, pourrait nourrir les critiques de ceux qui plaident pour un processus politique plus inclusif et une meilleure prise en compte des revendications nationales.

Cette visite d’Albert Ramdin, présentée comme strictement institutionnelle et diplomatique, intervient à un moment charnière. Alors que les attentes populaires demeurent immenses et suscitent de profondes inquiétudes, la présence du secrétaire général de l’OEA pourrait influencer les discussions autour du retour à l’ordre constitutionnel, dans un pays où la quête de stabilité reste hypothétique mais indispensable.

JJJ / FcnHaiti

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