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Education: le MENFP s’effondre selon la COPLASEHQ, le ministre Augustin Antoine pointé du doigt

La Coalition des Plateformes et des Syndicats pour une Éducation Haïtienne de Qualité (COPLASEHQ) lève le voile sur la corruption systémique au sein du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). En marge d’une conférence tenue, ce jeudi 28 août 2025, à Delmas, les membres de cette structure syndicale ont dénoncé un système de corruption enraciné, marqué par le favoritisme, les nominations frauduleuses et une gestion opaque des ressources publiques.

Dans un contexte national marqué par l’effondrement des institutions, la montée de l’insécurité et la perte de repères républicains, l’éducation devrait incarner l’un des derniers bastions de stabilité, de cohésion et d’espoir. Pourtant, selon les révélations faites par la Coalition des Plateformes et Syndicats pour une Éducation Haïtienne de Qualité (COPLASEHQ), le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) serait aujourd’hui gangrené par des pratiques qui compromettent gravement sa mission fondamentale.

Lors de cette conférence de ce jeudi, les membres de la COPLASEHQ critiquent sévèrement le non respect de l’accord signé entre les syndicats du système éducatif haïtienne, le ministre Augustin Antoine et le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Selon Wisnel Preval, la nomination des enseignants et la carte de débit sont les deux points forts de la signature de ladite accord. Aujourd’hui, les professeurs fraîchement nommés sont des partisans politiques mais non ceux qui travaillent dans les salles de classes. Wisnel exige des explications claires incessamment auprès du ministre et la responsable des ressources humaines du MENFP, si non à partir du 8 septembre prochain COPLASEHQ changera son visage sur le sol.

Le professeur Augustin Antoine serait impliqué dans des actes de corruption, des nominations frauduleuses, ainsi que dans la politisation des fonctions techniques au sein de l’administration éducative. À cela s’ajouterait une gestion opaque des ressources publiques, qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la gouvernance du secteur, selon Wisnel Preval.

D’après les révélations accablantes du syndicaliste Junior Leo, au sein du MENFP, il y a des pratiques qui sapent le système éducatif haïtien. Il affirme que certaines personnes perçoivent des chèques de salaire sans avoir reçu de lettres officielles de nomination, ni même être intégrées formellement dans les effectifs de l’administration publique. Paradoxalement, de nombreux enseignants et contractuels du MENFP, pourtant actifs sur le terrain et engagés dans la mission éducative dans les salles de classes, rencontrent d’énormes difficultés pour obtenir leur rémunération. C’est ce qu’a souligné Junior Léo, lors de son intervention publique, dénonçant une situation injuste et préoccupante.

Poursuivant son intervention, le syndicaliste a porté de graves accusations à l’encontre du ministre Augustin Antoine et de plusieurs cadres influents du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Selon le dirigeant du Regroupement National des Travailleurs Haïtiens en Éducation (RENTRHED), la responsabilité de la correction des examens officiels aurait été confiée à des individus affiliés à des groupes politiques, au mépris des professeurs compétents. Toujours dans ses propos, il a également attiré l’attention sur les conditions de travail déplorables dans plusieurs sites du ministère, car avance-t-il, de nombreux employés peinent à accomplir leurs tâches quotidiennes en raison du manque criant d’espace fonctionnel et de matériel de bureau adéquat.

Prenant la parole à son tour, Sadrac Casimir a plaidé en faveur d’une amélioration significative des conditions de travail des enseignants. À un mois de la réouverture des classes, Sadrac exhorte le ministre de l’Éducation nationale à honorer les engagements pris dans le cadre de l’acte d’engagement signé avec les syndicats, en août 2024. Dans l’éventualité d’un refus des autorités de satisfaire les revendications formulées, les syndicats réunis au sein du COPLASEHQ brandissent la menace d’un boycott national de la rentrée scolaire

« Si les autorités ne prennent pas leurs responsabilités, notamment en honorant l’acte d’engagement signé avec les enseignants, la rentrée scolaire 2025-2026 ne se déroulera pas comme prévu. Les enseignants seront appelés à suspendre toute activité pédagogique et à descendre dans la rue pour exiger le respect de leurs droits », a martelé M. Casimir.

FCN/Haïti

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