Cité-Soleil/Urgence humanitaire: Entre critiques et dénonciations, le CONOCS très touché par l’aggravation de la situation fait des recommandations

Dans un communiqué diffusé et acheminé à la rédaction de “FCNHaïti”, le CONOCS décrit un tableau sombre de la situation générale du pays en mettant un accent particulier sur la responsabilité des dirigeants depuis les dix dernières décennies. Cette organisation dirigée par le pasteur Jean Joseph Enock, le président du Ministère Pasteur Enock, exprime notamment ses inquiétudes face au sort de la population de Cité-Soleil exposée à la violence des gangs armés et la résurgence du choléra qui a déjà fait de nombreuses victimes dans la commune.
Dans un contexte aussi délétère le CONOCS, une organisation à but non lucratif intervenant spécialement dans la commune de Cité-Soleil, estime urgent de voler au secours de la population soléenne qui fait face, d’une part aux affrontements sanglants entre gangs rivaux et d’autres part à une crise sanitaire due notamment à la résurgence du choléra. Il faut tout de même ajouter à cela les difficultés liées aux intempéries avec de nombreuses localités inondées lors des dernières pluies qui se sont abattues sur la capitale.
Selon le CONOCS, sur une population de 300 mille, le nombre restant pourrait oscillé autour de 100 mille. Certains ont fuient leurs maisons pour aller s’installer sur des places publiques ou chez tierces personnes, d’autres sont morts lors des combats inter gangs, entre autres.
Pour voler au secours de la population déshéritée en général victime de l’action des gangs armés et touchée de plein fouet par la résurgence du choléra, le CONOCS formule les recommandations suivantes:
1.- Un nouveau leadership à la tête du pays et celle de la commune qui n’est attaché à aucun gang armé
2.- Un support technique, matériel avec des militaires étrangers sous les ordres de l’armée d’Haïti et de la PNH pour pacifier les zones rouges, s’assurer du respect des droits humains sur tout le territoire national.
3.- Désarmer les gangs tout en mettant à disposition de ceux qui le souhaitent des programmes d’apprentissage de métiers et punissant légalement d’autres victimes de crimes.
4.- Apporter de l’eau, de la nourriture pour ceux-là qui souffrent de la faim et du cholera rejetant, par la même occasion, la méthode utilisée par les ONG PAM , AVSI et CONCERN qui favorise les gangs armés. Il faut utiliser de préférence les notables, préconise le CONOCS.
5.- Le dédommagement des victimes atteintes de projectiles et des parents des personnes décédées ainsi qu’une assistance psychologique à tous les victimes.
Soulignons que le nombre de personnes décédées après avoir été atteintes du choléra oscille autour d’une centaine selon les dernières estimations des autorités sanitaires haïtiennes. Vue le contexte géographique et les difficultés d’accès dans certaines zones contrôlées par des gangs armés, il n’est toutefois, pas facile d’établir un bilan exhaustive du nombre de victimes tuées par balles ou après avoir contractées le virus du choléra.
JA/FCNHAÏTI
