Cinq agents BSAP tués, trois autres interpellés. Plusieurs armes à feu et un véhicule confisqués

Lors des manifestations contre le gouvernement en date 7 février 2024 un peu partout à travers le pays, notamment à Pétion-ville, cinq agents de la Brigade des Aires Protégés (BSAP) ont été tués par la police, des armes à feu et un véhicule ont été confisqués par les agents affectés au commissariat de Pétion-ville.
Selon le Syndicat National de Police d’Haïti (SYNAPOH), ces agents de la BSAP qui ne voulaient pas obtempérer aux ordres de la PNH sont tombés dans des affrontements avec les forces de l’ordre à Laboule 11. L’action est survenue au moment où ils s’apprêtaient à se rendre à Pétion-ville pour rejoindre ses frères d’Armes avec lesquels ils circulaient dans les rues de cette commune le 6 février dernier.
Le coordonnateur du SYNAPOHA, Lionel Lazarre, dit regretter cette situation alarmante entre les frères haïtiens tout en rappelant aux membres de la BSAP de travailler dans son champs et le cadre de sa mission.
Daniel Zéphyrin, Mackendy Veillard, Jean Fontange Dorvil, Chrisner Desir et Clersaint Thomas sont les cinq agents de la BSAP stoppés, et Lanio Hervé, Sindia Paul et Cherly Clenius sont les trois autres qui ont été interpellés puis conduits au commissariat de Pétion-ville.
Lors de cet événement, des armes ont été saisies telles : un fusil de calibre M4, un (1) autre de calibre 12, deux casques balistiques, deux paires de menottes, un Uzi, une radio de communication des munitions , un pistolet de calibre 9MM, et une machette.

Contrairement aux déclarations du SYNAPOHA, Guy Philippe et Jeantel Joseph apportent un démenti formel faisant croire qu’il n’étaient jamais question d’affrontement entre la police et la BSAP. Selon eux c’est un plan visant directement la vie de l’ex Sénateur élu de la GRAND-ANSE, Guy Philippe qui demande à ses poulains de rejoindre la population dans les rues, de se défendre en neutralisant tous leurs adversaires dans le cadre de cette révolution déclarée.
La rédaction

