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Carnage de Canaan : le CARDH accuse les autorités compétentes

Dans un rapport alarmant publié ce lundi, le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH) a mis en lumière l’inaction préoccupante des autorités policières et judiciaires haïtiennes dans la prévention du drame meurtrier survenu à Canaan. Plus d’une vingtaine de vies ont été fauchées par un gang opérant dans cette région, révèle le CARDH.

Selon ce rapport, le CARDH souligne les défaillances criantes du système de sécurité nationale.

Le CARDH a pointé du doigt les autorités policières pour n’avoir pas pris les mesures nécessaires malgré l’annonce publique de l’activité criminelle imminente. « Les autorités compétentes dans les communes touchées avaient la responsabilité de prévenir cette tragédie par tous les moyens possibles. Ainsi, une double responsabilité émerge : celle des autorités locales et de Marcorel Zidor, également connu sous le nom de Marco », a déclaré le CARDH dans son rapport.

Gedeon Jean, directeur de l’organisation, cet effroyable massacre témoigne de l’incapacité flagrante de l’État haïtien à garantir la sécurité de ses citoyens vulnérables. « Au-delà des problèmes internes, la police nationale reste une force de sécurité sous-équipée, avec à peine 3 000 agents pour assurer la sécurité de 12 millions d’habitants. Le manque d’hélicoptères, de technologies avancées et de drones appropriés est manifeste », a souligné M. Jean.

Le CARDH exhorte vivement les autorités gouvernementales et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités suite à ce massacre choquant. L’organisation recommande en outre que des ressources adéquates et adaptées soient allouées à la police haïtienne, et appelle à la mobilisation des forces armées pour endiguer la montée en puissance des gangs. Cette démarche est vue comme un pas temporaire en attendant le déploiement d’une force internationale d’accompagnement et de renforcement.

Le drame de Canaan met en évidence la nécessité pressante d’une réforme substantielle du système de sécurité en Haïti. Les citoyens, déjà vulnérables face à la violence et à l’instabilité, comptent sur leurs autorités pour garantir leur sécurité et leur bien-être. Si l’inaction persiste, le tissu social fragile du pays risque de se déchirer davantage, laissant place à la terreur et au désespoir.

Alors que le bilan tragique de Canaan continue de susciter l’indignation. La pression monte sur les épaules des décideurs politiques haïtiens et de la communauté internationale pour qu’ils agissent de manière décisive et concertée afin de prévenir de futurs désastres de cet ampleur.

Arnold Junior PIERRE
[email protected]

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