Brutalité policière à l’encontre de l’enseignant Williamson Saint Fleur : Premier verdict de la PNH

Le dimanche 18 mai 2025, un incident tragique s’est produit au Cap-Haïtien, marquant un nouveau chapitre dans les préoccupations relatives à la brutalité policière en Haïti.
Williamson Saint Fleur, enseignant engagé, a été victime d’une intervention violente de la part des membres de la Police Nationale d’Haïti (PNH) alors qu’il participait pacifiquement à la célébration de la fête du bicolore, 18 mai dernier. Ce jour-là, l’enseignant faisait entendre sa voix pour réclamer de meilleures conditions de travail, un appel qui semble avoir été accueilli par une répression inacceptable.
En effet, le porte-parole adjoint de la PNH, Lionel Lazarre, a annoncé que des mesures conservatoires ont été prises à l’encontre des trois policiers impliqués dans cette agression. Cela survient après que l’Inspection Générale de la PNH a été saisie de l’affaire et a ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur les événements ayant conduit à cette situation déplorable.
Cette annonce a suscité des réactions vives de la part d’organisations syndicales qui dénoncent fermement les actes de violence perpétrés par les agents de l’ordre. Ces institutions réclament des comptes et insistent sur la nécessité d’une prise de responsabilités de la part du gouvernement, accusant le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de négliger les revendications des enseignants. Selon ces syndicats, la banalisation des demandes légitimes des travailleurs de l’éducation est en partie responsable de l’escalade de la violence.

L’incident impliquant Williamson Saint Fleur souligne une inquiétude croissante concernant le respect des droits humains et la protection des citoyens en Haïti. Alors que la PNH prend des mesures en réponse à cet événement choquant, le parcours vers une véritable réforme durable et l’établissement de la confiance entre la police et la population s’avèrent essentiels. La population et les organisations de la société civile continuent de suivre de près l’évolution de cette affaire, espérant des changements significatifs dans la gestion de la police et le traitement des manifestations pacifiques.
Plusieurs citoyens et syndicalistes contactés par la rédaction de FCNHAITI du système éducatif haïtien felicent grandement la bravoure d’un policier UDMO ayant fait office de protecteur du professeur victime des agents de POLITOUR au Cap-Haitien. Selon eux, ce dernier a pris la défense de Williamson en empêchant à ses agresseurs de continuer de lui gifler au moment où il était ses propres droits et faisait passer les revendications des enseignants.

FcnHaïti

