BAJAPVU exprime ses préoccupations sur la réouverture de l’année judiciaire hypothéquée

La date du 3 octobre marque la réouverture de l’année judiciaire des tribunaux en haiti. Cette année, vue la situation socio-politique, cette réouverture est dans l’impasse, explique le Bureau d’Assistance Juridique Aux Personnes Vulnérables (BAJAPVU) qui dit consterné par la dégradation de la situation des droits humains dans le pays, selon une note de presse publiée ce lundi.
En ce lundi 03 octobre marquant la réouverture des Tribunaux, à travers toutes les juridictions du pays, BAJAPVU constate avec stupéfaction qu’aucune mesure adéquate n’a été prise par le gouvernement en place en vue du fonctionnement régulier et efficace du pouvoir judiciaire, lit-on dans la note, dont une copie est parvenue à la rédaction du journal en ligne FCNHAÏTI.

Conscient de multiples problèmes que font face les institutions républicaines dont la justice haïtienne, BAJAPVU exprime ses préoccupations vu la situation de détention préventive prolongée, les conditions insalubres des prisons, la carence nutritionnelle des détenu (e) s et la surpopulation carcérale. À cet égard, BAJAPVU invite les autorités compétentes à prendre toutes les dispositions nécessaires en d’apporter incessamment des solutions adéquates et indispensables au respect des droits des détenu (e) s et au regard de la loi.

En outre, le droit individuel de chaque personne mise en examen doit interpeller la conscience des autorités et citoyens, surtout les défenseurs des droits humains. Lheure est grave, la vie des détenus-ues est très compliquée, toutefois les prisonniers ont leurs droits comme tous les êtres humains.
Dans ce contexte difficile, BAJAPVU condamne le laxisme des autorités et convie tous les acteurs de la vie nationale à lutter pour faire régner la paix sociale, le respect des droits et libertés de chaque haïtien et haïtienne conformément aux prescrits de la Constitution, trevoit la note portant la signature de Me. Kerry SEMERVIL, coordonateur de cette structure de défense de droits humains.
Ce Bureau en profite pour les exhorter à travailler d’arrache-pied pour trouver une solution exceptionnelle en vue d’une issue entre le tiers du Sénat, les organisations de la société civile et les institutions judiciaires, ce, pour rendre fonctionnel l’appareil judiciaire, a conclu la note.
FCNHAÏTI

