Appel à l’action en faveur des femmes et des filles en situation de handicap

Pour marquer la Journée internationale des Femmes, célébrée le 8 mars chaque année, des organisations œuvrant dans la promotion des droits des personnes à mobilité réduite, telles l’Organisation des Handicapés en Action pour le Progrès (OHAP) et CFAP, se sont réunies, le mardi 11 mars 2025, grace au financement du Fond pour les Droits des Personnes Handicapées ( DRF), pour réfléchir autour des défis auxquels confrontent les personnes en situation de handicap, notamment les femmes et les filles à travers une journée de débats.
Organisée autour du thème « Double vulnérabilité en temps de crise : Lutter contre la violence sexiste envers les femmes et filles handicapées en Haïti» dans le cadre d’un projet du Fonds Pour les Droits des Personnes Handicapées à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes. Cette activité vise à promouvoir la lutte contre la violence sexiste envers les femmes et filles handicapées en Haïti, particulièrement en contexte de crise humanitaire.
La presidente de l’OHAP, Mme Emmanuella Beaupin, dans son discours de circonstance a mis en lumière les multiples difficultés auxquelles font face les femmes et filles vivant avec un handicap depuis de nombreuses années dans le pays. Il a été l’occasion pour. Mme Beaupin de présenter les différentes activités du projet 2025 du Fond pour les Droits des Personnes Handicapées ( DRF) au profit de l’OHAP:
1) une formation de deux (2) jours sur la double vulnérabilité en période de crise :Lutter contre la violence sexiste envers les femmes et filles handicapées en Haïti
2) une journée de réflexion et de débats sur les Droits des femmes et filles en Haïti
3) une formation de deux (2) sur la crise humanitaire et désastre
4) Rencontre avec les membres du gouvernement et ceux de la protection civile autour de la situation des déplacés dans les camps
5) rencontre avec la ministre à la condition féminine et aux droits des femmes en vue d’assister les femmes et en cas de crise humanitaire.

Par ailleurs, elle en a profité pour demander à la ministre à la condition féminine et aux droits des femmes, madame Pedrica St Jean, de s’attaquer aux causes profondes de la violence et la discrimination basée sur le genre qui touchent cette catégorie des femmes et des filles en Haïti.


En faisant ressortir les défis de cette couche vulnérable, Mme Sophia Lafond, presidente du CFAP, a critiqué le ministère à la condition féminine et aux droits de femmes (MCFDF), qui d’après elle, ne prend en considération les femmes handicapées, alors que leurs conditions de vie deviennent de plus en plus et actuellement très critique via la montée de l’insécurité. Si on croit les dires de la dirigeante de l’organisation, même au sein du MCFDF, les femmes et les filles en situation de handicap font face à une multitude de formes de discrimination, notamment des obstacles à l’emploi et des limites à leur intégration dans des espaces décisionnels.
Toujours dans ses propos, Mme Lafond a, indiqué que les femmes et les filles en quête de refuge contre la violence victime de viol dans les camps. Reconnaissante que les femmes et les filles doivent être intégrées dans la société, cette structure par la voix de sa présidente, invite les autorités à s’attaquer aux causes profondes de la violence et de la discrimination basée sur le genre qui touchent cette couche vivant avec un handicap.

Il faut dire que c’était une journée de débat très enrichissante pour des dizaines de participants venant d’horizon divers, en vue de faire la pression sur les décideurs politiques, des organisations de la société civile pour qu’ils puissent prendre des dispositions visant à garantir le droit des femmes et filles en situation de handicap.
FCN/Haïti

