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Delcy Rodriguez répond sèchement à Donald Trump:«Le Venezuela ne sera jamais le 51ᵉ État des États-Unis»

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a opposé une fin de non-recevoir aux déclarations du président américain Donald Trump, qui a récemment évoqué la possibilité de faire du Venezuela le « 51ᵉ État » des États-Unis. Depuis La Haye, où elle participait à une audience devant la Cour internationale de justice sur le différend territorial de l’Essequibo, la dirigeante vénézuélienne a réaffirmé l’attachement de son pays à sa souveraineté et à son histoire, selon Le Monde avec AFP.

«Le Venezuela ne sera jamais le 51ᵉ État des États-Unis», a-t-elle lancé devant la presse, soulignant que le peuple vénézuélien demeure profondément attaché à son indépendance ainsi qu’aux figures historiques de la lutte anticoloniale. Cette réaction intervient après des propos de Donald Trump rapportés par plusieurs médias américains, selon lesquels Washington envisagerait sérieusement une telle option dans un contexte de rapprochement diplomatique entre les deux pays.

Malgré cette fermeté, Delcy Rodriguez a indiqué que son gouvernement poursuivait un agenda de coopération diplomatique avec Washington, quelques semaines après la reprise officielle des relations entre les deux États. Depuis la capture de Nicolás Maduro par l’armée américaine en janvier dernier, Caracas tente de redéfinir ses relations avec les États-Unis tout en multipliant les réformes économiques, notamment dans les secteurs pétrolier et minier.

Delcy Rodriguez répond sèchement à Donald Trump:«Le Venezuela ne sera jamais le 51ᵉ État des États-Unis»

Cette sortie de la présidente par intérim intervient également dans un climat régional sensible autour du dossier de l’Essequibo, territoire riche en ressources naturelles revendiqué par Caracas mais administré par le Guyana. Devant la Cour internationale de justice, Delcy Rodriguez a assuré que le Venezuela continuerait de défendre « son intégrité, sa souveraineté et son indépendance ».

Parallèlement, l’administration vénézuélienne a engagé plusieurs mesures destinées à rassurer la communauté internationale et les investisseurs étrangers. Des réformes touchant les secteurs stratégiques de l’énergie et des mines ont été adoptées afin d’ouvrir davantage l’économie nationale aux capitaux privés, notamment américains. Les autorités ont également annoncé une réforme judiciaire ainsi qu’une série de mesures d’amnistie ayant conduit à la libération de plusieurs centaines de détenus politiques.

De son côté, l’opposition vénézuélienne continue de réclamer l’organisation rapide d’élections présidentielles transparentes, estimant que la transition politique demeure incomplète malgré les changements intervenus ces derniers mois. Plusieurs observateurs internationaux suivent de près l’évolution de la situation dans ce pays sud-américain, où les tensions politiques restent vives malgré les signes récents d’ouverture diplomatique et économique.

FCN Haïti avec des sources concordantes

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