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Dossier Sunrise Airways; le RHAJAC porte plainte contre Alix Didier Fils-Aimé à la Cour des Comptes

Le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC) a déposé, lundi une plaine formelle contre le Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé, dans le cadre du dossier concernant la compagnie aérienne Sunrise Airways. Ainsi l’organisation a saisi, la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) pour dénoncer ce qu’il qualifie de grave corruption impliquant le chef du gouvernement de transition.

En effet, dans une correspondance adressée au président de l’institution, Rogavil Boisguéné, le RHAJAC sollicite l’ouverture d’une enquête, qu’il souhaite d’être impartiale sur une dette de cinq millions de dollars américains que la compagnie aérienne Sunrise Airways aurait envers l’État haïtien. Selon les renseignements fournis par le réseau RHAJAC, ces fonds proviendraient de taxes non réglées sur la vente de billets d’avion, et l’entreprise bénéficierait d’un traitement de faveur jugé inacceptable.

«Malgré cette dette, le premier ministre qui aurait du défendre les intérêts de la nation, a signé avec Sunrise Airways un contrat de 11 millions de dollars américains, au seul profit de la compagnie… sans aucune exigence de remboursement, de transparence ou de baisse de coups des tickets», a écrit le RHAJAC, dénonçant une collusion manifeste entre le Premier ministre et plusieurs entrepreneurs influents, dont Philippe Bayard, Vioser Saliba III, Olivier Barreau et Christopher Handal.

Dossier Sunrise Airways; le RHAJAC porte plainte contre Alix Didier Fils-Aimé à la Cour des Comptes

Soulignant le caractère douteux des transactions du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avec la Sunrise Airways, le RHAJAC se dit indigné, et accuse également Fils-Aimé d’entretenir des rapports directs avec des redoutables chefs de gangs armés.

Dans le document soumis à la CSCCA, le réseau a souligné que Fils-Aimé aurait personnellement et de manière délibérée bloqué l’utilisation de drones explosifs, censés être déployés pour neutraliser les groupes terroristes. «C’est un abus constant envers les citoyens», a déduit le RHAJAC, y voyant une stratégie bien orchestrée pour maintenir un climat de terreur qui lui est politiquement favorable.

En déposant cette plaine formelle, le RHAJAC confirme son engagement et sa conviction à donner une contribution substantielle dans lutte contre la corruption en Haïti. C’est une preuve que des journalistes dévoués à une noble peuvent aider à l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit.

Le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption appelle les autorités à faire preuve de courage et de responsabilité, obligeant la Cour supérieure des comptes à agir avec célérité et rigueur.

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