La République Dominicaine et Haïti : Un même niveau d’alerte et une insécurité croissante, selon les États-Unis

La récente mise à jour du Département d’État américain a révélé une réalité alarmante : la République Dominicaine, autrefois considérée comme un havre de paix en comparaison à Haïti, est désormais classée au même niveau d’alerte de voyage, soit le niveau 4, le plus élevé en matière de risque pour les voyageurs. Ce reclassement, motivé par l’escalade des actes de banditisme, d’agressions et de kidnappings, pointe une insécurité croissante qui touche tant les résidents que les visiteurs du pays.
Historiquement, la République Dominicaine a été perçue comme une alternative stable à Haïti, mais les faits révèlent que les deux nations partagent des défis alarmants en matière de sécurité et de gouvernance. Dans un contexte où la corruption se niche au cœur même des institutions, la violence devient inévitable. Dans sa mise à jour datée du 12 juin 2025, le Département d’État souligne que « le crime violent est une préoccupation en République Dominicaine », malgré une augmentation de la présence policière dans les zones touristiques. Les autorités américaines recommandent aux voyageurs de faire preuve d’une vigilance extrême, allant jusqu’à déconseiller l’affichage de signes de richesse ou les rencontres en ligne dans des lieux isolés.

Ce changement de ton officiel remet en question l’image soigneusement cultivée par certains médias et par les autorités dominicaines, qui présentaient leur pays comme un refuge sûr, en contraste avec le chaos haïtien. En réalité, les deux pays font face à des problèmes sécuritaires de même ampleur, une situation qui souligne l’interconnexion des défis auxquels est confrontée la région.
L’impact de ce reclassement se fait déjà sentir sur l’économie dominicaine, notamment sur le secteur du tourisme, pilier central de son développement économique. Être sur la même liste que des pays en guerre ou en crise institutionnelle remet en cause la viabilité des investissements étrangers, en particulier ceux venant des États-Unis. Cela lance un signal fort quant à l’urgence d’une prise de conscience collective, invitant les autorités dominicaines à redoubler d’efforts pour instaurer une stabilité durable.
Cette nouvelle dynamique donne à réfléchir sur la nécessité de repenser les relations entre les deux nations. Au lieu de favoriser une politique de rejet ou de mépris, il est impératif que la République Dominicaine s’engage dans une démarche inclusive, visant à établir un cadre de sécurité et de prospérité partagés. En définitive, l’île d’Hispaniola ne peut espérer un avenir radieux tant que la peur et la violence continueront de régner en maître.
JJJ / FcnHaïti
