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Une organisation pour voler au secours des personnes du troisième Age, victime du syndrome du Nid vide, dans le Sud-Est

Le troisième âge, une période qui fait peur à plusieurs générations en Haïti surtout lorsque les conditions de sécurité sociale ne sont pas toujours au rendez-vous dans un pays en bute constant à des turbulences qui ne sont sans répercussion sur la vieillesse. Le troisième Age qui commence à partir de cinquante-ans et qui se termine jusqu’à soixante-quinze-ans, ne laisse pas en paix des personnes qui s’en approchent, car elles pensent constamment à toutes les manques qui s’en suivent.

Fondée en 2020 par un groupe de citoyens et citoyennes qui réfléchissent aux calvaires des personnes âgées, l’Organisation du Troisième Age «OTA» est partie d’un constat criant au sein de la société Haïtienne, particulièrement dans la métropole du sud-est où selon elle, «les conditions déplorables des personnes du troisième Age les plongent dans une vulnérabilité abjecte».

Le président et initiateur de l’OTA, le psychologue Jean Marry Louis, a souligné les raisons pour lesquelles cette organisation a bien été mise en place. OTA se veut être un levier qui intervient non à la place des institutions étatiques, mais aux cotés et en faveur des personnes se trouvant dans cette tranche d’Age, pour pouvoir les offrir un refuge lorsqu’elles deviennent des oubliées ou tout simplement victimes de l’éloignement, ou du moins de l’absence complète de ceux qu’elles ont élevée comme enfant.

Selon le Dr. Jean Marry Louis «il y a des organisations qui défendent les causes des femmes, des enfants, Des organisations de droits de l’Homme, pourtant très peu pour défendre les personnes du troisième Age » pourquoi se demande-t-il? Les personnes du troisième âge sont victimes de ce qu’on appelle «le Syndrome de Nid-vide». Elles ont peur d’être seule, ou bien d’être abandonnées tout simplement par leurs proches. Il est sidérant et déchirant de se voir abandonner par des gens pour qui on a tellement mis du temps à élever, éduquer, instruire, nourrir et même chérir toute sa vie et de se voir un jour reléguer comme de bons a rien à cause du poids de l’âge sans être pris en charge.

Même l’état ne fait presque rien pour offrir une assistance descente à ce groupe de personnes à plaint le fondateur de l’OTA. Pas de maison de retraite, pas d’asile, l’assistance sociale si elle existe elle est elle est deshumanisante pour certains. Et nombre d’entre ces personnes se retrouvent le plus souvent à la rue à la merci des autres.

«Nos interventions se fondent sur trois axes principaux ont fait croire les dirigeants de l’OTA. La présidente de l’organisation, Gina Theodore, a expliqué que les personnes âgées ont besoins de l’assistance psychologique, économiques et surtout d’une bonne nutrition à cause de leur fragilité. «OTA dispose d’un ensemble de personnes qui font du volontariat comme membres de l’organisation qui ne lésinent pas pour aider ce groupe de personnes un peu partout», a-t-elle affirmé soutenant que des médecins, des infirmières et infirmiers, des travailleurs sociaux, des psychothérapeutes entre autres, accompagnent le travail des volontaires.
Des cliniques mobiles sont organisées régulièrement dans divers endroits du département afin d’offrir des soins dentaires, des auscultations générales et même des prises en charge pour ceux-là qui sont très vulnérables et qui n’ont pas de support adéquats. Des endroits comme cap-rouge dans la commune des cayes Jacmel, bas coq chante, haut coq chante, la montagne dans la commune de Jacmel et la commune de la vallée de jacmel ont déjà reçu les interventions de toute l’équipe volant au secours de ces personnes du troisième Age, ont rapporté les dirigeants de l’OTA.

L’organisation des personnes du troisième Age est financée exclusivement par ses membres fondateurs, adhérents et d’honneurs ont fait savoir le Dr Jean Marry Louis qui en a profité pour expliquer que la conjoncture actuelle du pays n’est pas sans conséquence sur le fonctionnement de l’organisation. Elle réduit la capacité d’action de l’organisation en faveurs de bénéficiaires car, souligne-t-il, les donneurs eux aussi se retrouvent confronter à des difficultés économiques. Mais les maigres moyens collectés aident quand même. Un appel est lancé à l’endroit de tout un chacun à contribuer généreusement pour pouvoir aider les personnes du troisième âge à vivre des jours meilleurs avant leur glissement de l’autre cote du voile à l’approche de la célébration du cinquième anniversaire de l’organisation le 15 Mai 2025.

Joanel François

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