Gilbert Cicéron exige des centres d’inscription électorale à Fonds-Verrettes, Ganthier et à Thomazeau

Face à la dégradation de la situation sécuritaire en Haïti, le journaliste, analyste politique et écrivain Gilbert Cicéron exprime de sérieux doutes quant à la possibilité d’organiser des élections dans les conditions actuelles. Originaire de Fonds-Verrettes, il envisage néanmoins de se porter candidat à la députation dans la circonscription de Fonds-Verrettes–Ganthier.
Selon Gilbert Cicéron, l’ampleur de l’insécurité constitue l’un des principaux obstacles au processus électoral. Il estime que plus de 70 % des départements de l’Ouest et de l’Artibonite seraient actuellement sous le contrôle de groupes armés, tandis que plusieurs axes routiers nationaux demeurent impraticables, compliquant davantage la circulation des personnes et l’organisation d’éventuelles opérations électorales.
L’analyste politique dénonce également l’absence, à ce stade, de centres d’inscription des électeurs dans plusieurs communes et localités, notamment Fonds-Verrettes, Fond-Parisien, Ganthier, Thomazeau, Cornillon et Croix-des-Bouquets. Une situation qui, selon lui, pourrait priver une importante partie de la population de la possibilité d’accomplir son devoir civique. Gilbert Cicéron interpelle ainsi le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé et le Conseil électoral provisoire (CEP), les appelant à prendre les dispositions nécessaires pour permettre aux citoyens concernés de s’inscrire et de participer au processus électoral.

« Les élections ne sont-elles pas organisées pour le peuple ? Ces citoyens n’ont-ils pas le droit d’accomplir leur devoir civique et de choisir leurs représentants ? », s’interroge-t-il, estimant que l’absence de centres d’inscription pourrait constituer une atteinte aux droits civiques de plus de 474 000 personnes.
Il attire également l’attention de la communauté internationale sur cette situation, rappelant que plusieurs partenaires internationaux encouragent et soutiennent le processus électoral en Haïti. Outre la question électorale, Gilbert Cicéron plaide pour l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants qu’il décrit comme des « patriotes » et des « nationalistes », capables, selon lui, de s’attaquer aux causes profondes de la crise haïtienne. Il appelle notamment les jeunes femmes et les jeunes hommes à s’engager davantage dans la vie publique et politique afin de contribuer à la mise en œuvre de projets susceptibles de sortir le pays du marasme économique et de l’insécurité qui freinent son développement.
Pour Gilbert Cicéron, la tenue d’élections crédibles ne saurait être dissociée de la garantie effective du droit de chaque citoyen à participer au processus démocratique.
FCN/Haïti

