Deux membres du gang « 400 Mawozo » arrêtés par les autorités Dominicaines et remis à la PNH

Les autorités dominicaines ont annoncé l’arrestation et la remise de deux membres du redouté gang haïtien “400 Mawozo” à leurs homologues haïtiens, dans un effort de coopération bilatérale en matière de sécurité. Les suspects, identifiés comme Lory Thermidor et Louis Jean Robenson, ont été appréhendés sur le territoire dominicain, où ils s’étaient réfugiés pour échapper à la justice de leur pays.
L’arrestation de Thermidor et Robenson, deux membres actifs du gang dirigé par Joseph Wilson, alias “Lanmò San Jou”, a été réalisée dans le cadre d’une opération mêlant la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les forces de l’ordre dominicaines, ainsi que la Police des frontières (Polifront). Leur remise qui a eu lieu le samedi 1er février 2025 au poste-frontière de Belladère, est considérée comme un acte qui souligne l’engagement des deux pays à lutter ensemble contre la criminalité transfrontalière.
Les “400 Mawozo” sont considérés comme l’un des gangs les plus craints et influents d’Haïti, notamment dans la commune de Croix-des-Bouquets. Ce groupe est tristement célèbre pour son implication dans des enlèvements, des actes de violence et des activités criminelles qui ont plongé de nombreuses communautés dans la peur et l’angoisse. Depuis 2020, ils se sont fait connaître pour l’utilisation du “kidnapping express”, opération qui consiste à attaquer des victimes ciblées par de petits groupes d’hommes à moto dans des zones publiques ou dans les transports en commun.
Cette arrestation représente un coup dur pour les “400 Mawozo” et pourrait avoir des conséquences significatives sur leurs opérations criminelles, notamment sur leurs activités d’enlèvements qui représentent souvent une source de revenus pour le gang. Les experts en criminalité notent que ce groupe s’est distingué non seulement par sa capacité à s’adapter et à innover au sein du paysage criminel haïtien, mais également par ses connexions étendues, tant sur le plan économique que politique.
Alors que la situation sécuritaire en Haïti continue de se détériorer, des actions comme celle-ci témoignent de la nécessité d’une collaboration étroite entre les forces de l’ordre des deux nations pour lutter contre la menace que représentent des organisations criminelles comme les “400 Mawozo”. La remise de ces suspects pourrait signaler un tournant dans la lutte contre la criminalité en Haïti, offrant un espoir de rétablissement de la sécurité pour les communautés touchées par la violence des gangs.
Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

