
Des gendarmes ont ouvert le feu ce lundi 29 août 2022 à Ikongo, dans le sud-est de Madagascar, sur une foule venue chercher dans leur caserne des suspects de l’enlèvement présumé d’un enfant albinos. Le bilan est de dix-neuf morts, selon les forces de l’ordre.
Dix-neuf personnes ont été tuées, lundi 29 août, à Madagascar, après que des gendarmes, qui invoquent la légitime défense, ont ouvert le feu dans une caserne sur des habitants en colère, autour d’une sombre affaire d’enlèvement d’un enfant albinos.
Le bilan de l’incident, qui s’est déroulé dans la petite ville d’Ikongo dans le sud-est de l’île, à environ 350 km de la capitale Antananarivo, faisait précédemment état de onze morts, mais a été réévalué ce mardi 30 août tôt dans la matinée par la gendarmerie. Très tôt ce matin, des tirs ont retenti à Ikongo, localité plongée dans les montagnes vertes de la grande île de l’océan Indien. Depuis la semaine dernière, la commune est sous le choc : un enfant albinos a disparu et les autorités suspectent un enlèvement.
Dans ce pays d’Afrique australe, les personnes atteintes d’albinisme sont régulièrement la cible de violences souvent en raison de certaines croyances. Plus d’une douzaine d’enlèvements, d’attaques et de meurtres ont ainsi été signalés au cours des deux dernières années à Madagascar, selon les Nations unies. Rappelons que 32 personnes, dont 15 enfants ont été massacrés à Madagascar le 29 juillet 2022.
Par Eben-Ezer Delice
FCN-Haiti avec AFP

