Tragédie à Delmas : Dr. Phaïmir Jean Charles assassinée en sa résidence privée

La Dre Phaïmir Jean Charles, épidémiologiste éminente et fervente défenseure des droits à l’éducation, a été retrouvée sans vie, ce samedi 10 mai 2025, à Delmas 75, poignardée dans sa résidence, une tragédie qui illustre les sombres profondes de l’insécurité à Port-au-Prince.
L’assassinat de cette figure emblématique du milieu médical haïtien ne saurait s’apparenter à un simple fait divers. Il illustre les tensions croissantes et la violence omniprésente qui gangrènent le quotidien des citoyens. Alors qu’elle était chez elle à Delmas 75, des individus non identifiés ont fait irruption, ligotant plusieurs membres de sa famille avant de se livrer à une agression inouïe à son encontre. L’acharnement dont ils ont fait preuve, avec plusieurs coups de couteau, témoigne d’une brutalité qui choque et révolte.
La Dre Jean Charles, issue de la première promotion de la faculté de médecine de l’Université Notre-Dame d’Haïti, n’était pas simplement un médecin de plus ; elle était un symbole d’espoir pour la jeunesse haïtienne. Sa carrière, marquée par une rigueur intellectuelle et un dévouement sans faille, lui avait permis de devenir une voix influente dans le domaine de la santé publique. En s’engageant au service des plus démunis et en formant des générations d’étudiants, elle avait su bâtir des ponts là où d’autres voyaient des fossés.
Aujourd’hui, son assassinat laisse un vide incommensurable, et non seulement pour ses proches, mais également pour toute une communauté qui l’adorait. Sa perte résonne comme un cri d’alarme face à l’effondrement des repères sociaux et des mécanismes de protection qui devraient garantir la tranquillité de la population. Les hommages affluent de toutes parts, tandis qu’une vague de colère et d’inquiétude grandit parmi ceux qui soupçonnent l’absence d’un réel engagement des autorités pour garantir la sécurité des citoyens.
À travers ce drame, le pays ne peut rester muet : il est impératif que justice soit rendue pour Phaïmir Jean Charles, pour sa famille, et pour tous ceux et celles qui, comme elle, aspirent à un avenir meilleur. Sa mémoire doit devenir le levier d’une prise de conscience nationale, incitant à agir pour restaurer la sécurité et l’espoir dans ce pays trop souvent endeuillé. La lumière qui s’est éteinte ne doit pas être un simple souvenir, mais une étincelle qui rallume les espoirs d’un peuple résilient et déterminé à défendre le changement.
FcnHaïti

