Sécurité-Gouvernance: Haïti, livrée à elle-même comme un bateau sans gouvernail

Depuis plus d’un mois le pays fonctionne en mode pilote automatique avec un gouvernement démissionnaire sans aucune autorité encore moins de légitimité. La capitale comme les villes de province sont livrées aux lois des gangs armés caractérisées par des actes de tueries, de pillages, d’incendies de biens privés et publics.
Ces moments de troubles sont les conséquences de plusieurs années de pratiques fratricides, de décisions irrationnelles au plus haut niveau de l’Etat, de mauvaise gouvernance conduisant le pays dans le précipice. Des individus armés sèment la terreur et terrorisent une population livrée a elle-même, sous les regards indifférents mais pire en coupable du gouvernement et des pays soi-disant amis du peuple Haïtien.

Depuis le déclenchement des derniers événements jusqu’à cette journée du 2 avril la population haïtienne n’à pas connu pire de son histoire. Les deux derniers jours sont marqués par une impitoyable violence des gangs. Dans l’Artibonite, les criminels de la bande dénommé « kokorat san ras » a incendié plusieurs business.
Dans la région métropolitaine, les riverains ont donc côtoyé. Les parages du palais national étaient le théâtre de combat sanglant entre gang et policiers. On en fini pas de compter les morts et d’espérer panser les blessés car des hôpitaux sont devenus la tanière des bandits.
C’est dans ces conditions même de succession de journées infernales que l’ex détenu de prison fédérale des États-Unis motivent ses hommes forts comme si la fournaise ardente de Port-au-Prince n’était pas suffisamment chauffée. Toujours assoiffé de sang et de pouvoir, le baron de Pestele mobilise ses sanguinaires à tout mettre en œuvre pour faciliter sa prise du palais national.
Plus d’un se demande jusqu’à quand un dénouement de cette situation qui pénalise toute une population sans défense en quête d’un mieux être.
Salomond Paul Ludget Fenelon

