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Rétablissement de l’État de droit en Haïti: l’opposition politique et la société civile saisissent le corps diplomatique

Dans une correspondance adressée aux ambassadeurs et chefs de mission accrédités en Haïti, les forces politiques de l’opposition et plusieurs acteurs de la société civile expriment leur profonde préoccupation face à l’aggravation de la crise institutionnelle, sécuritaire et humanitaire que traverse le pays. Ils dénoncent notamment ce qu’ils considèrent comme une gestion internationale privilégiant une sortie de crise artificielle au détriment de la souveraineté nationale et appellent à une prise en compte plus rigoureuse des aspirations du peuple haïtien en situation difficile actuellement.

La rédaction du journal vous invite à faire la lecture de cette correspondance adressée aux ambassadeurs et chefs de mission accrédités en Haïti.

Port-au-Prince, 15 juin 2026

Rétablissement de l’État de droit en Haïti: l’opposition politique et la société civile saisissent le corps diplomatique

À l’attention de Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique accrédité en Haïti

Objet : Observations majeures concernant la légitimité du processus électoral et la gestion du Conseil Électoral Provisoire (CEP)

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Mission,

Au nom des Forces politiques de l’opposition et des acteurs de la société civile engagés pour le rétablissement de l’État de droit en Haïti, nous nous adressons à vous aujourd’hui pour porter à votre attention la gravité de la situation institutionnelle actuelle.

Notre pays traverse une crise qui dure. La violence armée, l’insécurité alimentaire frappant plus de 5,83 millions de nos concitoyens, et les violations systématiques des droits humains — incluant massacres et viols utilisés comme armes de terreur — exigent une réponse à la hauteur de l’urgence. Or, nous constatons avec une vive inquiétude que les actions du Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) et de certains partenaires internationaux semblent privilégier une sortie de crise artificielle au détriment de la Souveraineté nationale.

Nous tenons à exprimer notre opposition formelle au Décret Électoral en vigueur. Ce texte, élaboré en vase clos par une élite économique cherchant à pérenniser ses intérêts, vise à confisquer le pouvoir par un processus électoral biaisé. Ce projet politique, porté par des acteurs bien lotis autour de M. Alix Didier FILS-AIMÉ, s’accompagne d’une volonté manifeste de neutraliser le Conseil Électoral Provisoire (CEP), le dépouillant de son indépendance pour en faire un instrument inféodé au Gouvernement de facto.

Soutenir ce processus, en l’état, c’est cautionner une démocratie de façade qui ne fera qu’exacerber la fracture sociale et prolonger le chaos. Un gouvernement sans base légale ne peut fonder une transition électorale crédible.

En conséquence, nous sollicitons respectueusement votre intervention pour :

  1. Exiger le respect des standards internationaux : Tout processus électoral doit garantir l’indépendance totale du CEP, la transparence et l’inclusion de toutes les Forces vives de la nation ;
  2. Faciliter un dialogue national souverain : Il est impératif de cesser toute forme de soutien aux décrets unilatéraux et d’accompagner un processus de dialogue inclusif, seul capable de restaurer la confiance publique et de définir une sortie de crise légitime ;
  3. Réévaluer le rôle du BINUH : Nous appelons à un audit rigoureux de la mission onusienne afin de corriger les fautes de partialité qui ont, jusqu’ici, alimenté l’instabilité au lieu de la résorber.

Le peuple haïtien ne peut plus accepter une tutelle qui ignore ses aspirations réelles à la dignité et à la justice. Nous espérons que la communauté internationale saura entendre cet appel à la raison, afin d’éviter que le pays ne bascule plus profondément dans une impasse irrémédiable.

Nous vous prions d’agréer, Excellences, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre haute considération.

 Pour les Forces Politiques de l’Opposition Progressiste :

  1. Grand Bloc du Peuple : Me Annibal COFFY
    1. Consensus Politique : Sén. Dieuseul Simon DESRAS 

                                        Dép. Jonas COFFY

  • Opposition Pluriel : Ing. Saint-Armant DELISSAINT

                                        Me Jeantel JOSEPH

  • Konviksyon pou Chanjman : Luckner DÉSIR 
    • Initiative Patriotique (IP7) : Stevens Grégor GABRIEL   
    • Accord Montana : Prof. Delson CIUS

                                           Me Francisco ALCID

  • Debout Citoyen : Me Lucmane DELILE

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Un commentaire

  1. on sait qu’Haïti ne peut pas rester comme ça, on sait qu’Haïti les haïtiens eux mêmes guidant par le nationalisme figure des traits insupportable contre les médisance, insécurité et instabilité (s) .Je sais il réserve à Haïti une nouvelle aire dans toutes les formes ,une question de sûreté et d’élégance de conscience paisible « Fr…/Theo…/Diplo… Ithama MÉDARD « 

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