Reconnaissance du Compas par l’UNESCO, Pradel Henriquez dissipe les zones d’ombres

Face aux interprétations hâtives et aux rumeurs ayant circulé autour d’une supposée reconnaissance du compas haïtien par l’UNESCO, Pradel Henriquez, ministre de la Culture, intervient pour rétablir les faits. Il clarifie le statut exact du dossier, rappelle les exigences rigoureuses et les protocoles que requiert l’inscription au patrimoine culturel immatériel, et met fin aux confusions qui avaient pris de l’ampleur dans l’espace médiatique et dans l’opinion publique. Cette mise au point met en lumière à la fois la singularité du compas dans l’histoire musicale haïtienne et la nécessité d’une approche méthodique pour sa reconnaissance internationale.
Dans le contexte médiatique récent, marqué par des informations divergentes et des interprétations parfois erronées, le compas haïtien a été au centre d’une attention intense, certains annonçant sa prétendue reconnaissance par l’UNESCO. Face à la confusion qui s’est installée et à l’enthousiasme mêlé de malentendus qui a gagné l’opinion publique, Pradel Henriquez, ancien ministre de la Culture, est intervenu pour rétablir les faits et clarifier la situation.

Lors d’une interview accordée à Magik 9, l’ex ministre a d’abord rappelé le cadre précis dans lequel s’inscrit l’inscription d’un élément au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Contrairement aux rumeurs, le compas n’a pas encore reçu de reconnaissance officielle. Le processus d’inscription selon ses dires est exigeant et il nécessite des dossiers documentés, des preuves de la valeur culturelle et sociale de l’élément, ainsi qu’une validation rigoureuse par des experts internationaux. Henriquez a ainsi insisté sur l’importance de respecter cette procédure, afin de garantir la crédibilité et la pérennité de toute inscription future.
Au-delà de la simple clarification administrative, l’ex patron du MCC a souligné la dimension symbolique du compas. Musique emblématique d’Haïti, elle reflète l’histoire, la créativité et la résilience du pays. Sa popularité et son influence culturelle dépassent largement les frontières, mais cela ne suffit pas pour obtenir une reconnaissance internationale automatique. La démarche doit être conduite avec méthode et rigueur, et Henriquez a rappelé que le ministère de la Culture travaille en coordination avec les communautés, les artistes et les chercheurs pour constituer un dossier solide et représentatif.
La dernière sortie médiatique de M. Pradel a également pour objet de mettre fin aux interprétations hâtives qui avaient enflammé les réseaux sociaux et certains médias. En rétablissant la réalité du dossier, le ministre entend recentrer le débat sur les enjeux réels portant sur la valorisation du patrimoine immatériel haïtien et la reconnaissance de sa singularité culturelle à l’échelle mondiale. Pour Henriquez, la question n’est pas seulement administrative ou symbolique, elle engage l’identité culturelle du pays et la transmission de ce patrimoine aux générations futures.
Cette mise au point fait par l’ex ministre de la culture, souligne la nécessité de combiner fierté nationale et rigueur institutionnelle. Le compas, trésor vivant de la musique haïtienne, mérite une reconnaissance authentique et durable. Plutôt que de céder aux annonces prématurées, le ministère de la Culture, sous l’impulsion de Pradel Henriquez, privilégie une approche réfléchie, transparente et méthodique, garantissant que l’inscription éventuelle à l’UNESCO sera pleinement légitime et pérenne.
Par ailleurs, on peut dire que la portée culturelle du compas dépasse le simple domaine musical. Véritable miroir de l’histoire sociale et politique d’Haïti, il incarne les luttes, les fêtes et les aspirations quotidiennes du peuple haïtien. Chaque rythme, chaque mélodie, raconte des histoires locales, des traditions familiales et des moments historiques qui ont façonné l’identité nationale. La reconnaissance internationale de ce patrimoine permettrait non seulement de valoriser la musique, mais aussi de renforcer la visibilité de la culture haïtienne sur la scène mondiale.
Enfin, le ministre Henriquez a souligné que l’inscription au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ne constitue pas une fin en soi, mais un outil pour soutenir la transmission et la préservation des pratiques culturelles. L’enjeu est de permettre aux jeunes générations d’Haïti de s’approprier et de continuer à développer le compas dans sa diversité, tout en respectant son essence traditionnelle. Cette démarche s’inscrit dans une vision à long terme de promotion de la culture nationale, associant protection du patrimoine, innovation artistique et rayonnement international.
FCN/Haïti

