OCNH/Rapport: 84 cas d’homicides recensés pour le mois de septembre contre 57 en août

Pour le mois de septembre, 84 cas d’homicides ont été commis en Haïti contre 57 pour le mois d’août. C’est-ce qu’a indiqué l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH), dans un présent rapport (4e rapport) fraichement publié autour des cas d’homicides en Haïti, soulignant que parmi les victimes, figurant quatre (4) policiers et sept (7) femmes.
L’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) continue de se prononcer sur l’aggravation du climat sécuritaire du pays. Dans une nouvelle publication, l’organisme de défense des droits humains a présenté un tableau sombre concernant le nombre de meurtres commis dans le pays pour le mois de septembre par département.
Pour le mois de septembre, les enquêteurs de l’OCNH ont dénombré 84 cas d’homicides contre 57 en août, 49 en juillet et 57 en juin 2022. Cette augmentation des cas de meurtres, d’après le rapport, est dû en raison de la multiplication des actes de violences enregistrés dans le pays lors des récentes manifestations populaires contre la chèreté de la vie et la rareté du carburant. Des agents de la Police Nationale d’Haïti seraient à l’origine de plusieurs cas d’homicide au cours du mois de septembre, a affirmé l’institution travaillant dans le secteur des droits de l’homme.


Cependant, en lisant le rapport de l’OCNH, on voit que le département de l’Ouest est le fief de l’insécurité en Haïti. Pour le mois de septembre seulement, l’OCNH a répertorié plus de 50 cas de meurtres au niveau de l’Ouest. Toutefois, l’OCNH dit constater que lors des récentes protestations de la population contre la situation socio-politique et économique comme la rareté des carburants et l’insécurité généralisée, la misère…la police a fait usage abusif de gaz lacrymogène et utilise la violence comme moyen de répression, des comportements qui ont occasionné des pertes en vies humaines et des blessées. Ces agissements aux dires de l’OCNH, constituent, entre autres, une violation de droit des citoyens de manifester, lequel droit reconnu par la Constitution haïtienne de 1987.
Face à l’escalade ces cas de meurtres, et vu que les bandits armés continuent de semer la terreur et le deuil au sein des familles haïtiennes, ajoutant au blocage des départements du Nord, du Sud, des Nippes et de la Grand’Anse qui sont coupés du reste du pays, l’OCNH a formulé certaines recommandations aux autorités haïtiennes concernées, en les demandant à prendre des mesures drastiques afin de résoudre le problème de l’insécurité.
« Face à cette situation d’insécurité généralisée qui prévaut dans le pays et la banalisation de la vie humaine, l’OCNH tient toujours à son rôle de vigile et formule les recommandations suivantes aux autorités de l’État:
En tant que partie prenante au Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP), il incombe à l’État haïtien de s’assurer que le droit à la vie et à la sécurité de la population soient respectés ;
L’État doit prendre toutes les dispositions nécessaires dans l’objectif de punir les auteurs des violations du droit à la vie ;
L’État doit renforcer, de manière urgente, les capacités opérationnelles de la PNH en lui fournissant des matériels adaptés et en lui offrant des formations adéquates pour lutter efficacement contre les gangs armés qui sévissent dans le pays », a recommandé l’OCNH.
FCN Haïti

