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Nicolás Maduro investi pour 3ème fois président du Venezuela

Dans une Assemblée nationale placée sous très haute surveillance, Nicolás Maduro a été investi pour la troisième fois de suite en tant que président de la République vendredi 10 janvier. Il a prêté serment devant Jorge Rodriguez, président de l’Assemblée nationale du Venezuela. Le successeur désigné d’Hugo Chávez est à la tête de son pays depuis 2013, qu’il dirige d’une main de fer.

Le président vénézuélien sortant Nicolas Maduro, fort du soutien de l’armée et d’une administration aux ordres, a prêté serment vendredi pour un troisième mandat de six ans lors d’une cérémonie qualifiée de « coup d’État » par son rival Edmundo Gonzalez Urrutia, qui se considère le président élu et a appelé l’armée à « désobéir », a rapporté la Radio Canada, après avoir fait le déplacement pour couvrir la cérémonie d’investiture qui a été condamnée par les États-Unis et l’Union européenne, entre autres, et saluée par la Russie.

Lors de son discours, il a juré que ce nouveau mandat présidentiel sera celui de la paix, de la prospérité, de l’égalité et de la nouvelle démocratie, a lancé Nicolas Maduro, prêtant serment dans l’Assemblée nationale où son parti dispose de la majorité absolue.

Nicolás Maduro investi pour 3ème fois président du Venezuela

Une fois l’écharpe présidentielle placée de l’épaule gauche au côté droit et le grand collier de la clé de l’Arche qui ouvre le tombeau de Simon Bolivar autour du cou, M. Maduro a insisté : Dites ce que vous voulez, faites ce que vous voulez, mais cette investiture constitutionnelle […] n’a pas pu être empêchée et est une grande victoire pour la démocratie vénézuélienne.

Initialement prévue à midi, la cérémonie d’investiture de M. Maduro soutient la Radio Canada, avait été avancée d’une heure et demie et a duré deux heures. Un important dispositif de sécurité a été déployé pour l’occasion. M. Maduro est passé entre une haie de soldats en tenue de gala pour entrer dans l’Assemblée nationale où il a longuement serré les deux mains du président cubain, Miguel Diaz-Canel, l’un des rares chefs d’État présents avec le président nicaraguayen, Daniel Ortega.

Une fois investi, M. Maduro, accompagné par des centaines de motards, a quitté l’Assemblée nationale pour le camp militaire de Fort Tiuna, et une cérémonie télévisée d’allégeance des forces armées et de la police. Nous réaffirmons loyauté et subordination au citoyen Nicolas Maduro, a affirmé le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, un des personnages clé de la répression des troubles postélectoraux.

A rappeler qu’àprès l’élection présidentielle, le 28 juillet dernier, le Conseil National Electoral le déclare réélu avec 52% mais affirme que compte tenu de problème informatiques il ne produira pas le détail du décompte. Proclamation suivie de troubles meurtriers et de milliers d’arrestations, l’opposition criant à l’élection frauduleuse. L’opposition a manifesté quelques heure avant l’investiture de Nicolás Maduro scandant le slogan “Nous n’avons pas peur” et il fallait du courage. Parmi les figures de l’opposition Maria Corina Machado, qui vit dans la clandestinité depuis le scrutin, est apparue pour la première fois en public, elle aurait été brièvement arrêtée.

Et quelques heures plus tard, la prise de fonction du président se faisait sous tension. La capitale, Caracas, était quadrillée par les forces de l’ordre, les autorités craignant un soulèvement de l’opposition. Un président isolé internationalement, contesté à l’intérieur, mais qui peut compter sur les nombreux chefs de l’armée.

L’héritier d’Hugo Chávez “a assuré que son mandat de six ans serait une période de paix pour la République”, rapporte le journal El Universal, qui précise que 125 pays et organismes internationaux ont dépêché un représentant à cette cérémonie.

Hormis ses plus proches alliés, à part du président du Nicaragua, aucun chef d’État n’a fait le déplacement. La légitimité de sa réélection est remise en cause par l’opposition et une partie de la communauté internationale, qui l’accusent de fraudes. Le jour de l’investiture, les États-Unis ont annoncé augmenter à 25 millions de dollars (24 millions d’euros) la récompense offerte pour la capture de Maduro, et à 15 millions (14,5 millions d’euros).

FCN Haïti

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