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L’organisme Enpak, préoccupé au plus haut point, appelle l’État à respecter les droits des personnes ayant des déficiences psycho sociales


Dans un communiqué publié le vendredi 28 Août 2022, «Enpak» exprime sa préoccupation au plus au point par cette situation qui a causé la mort d’Émile Gédéon qui a été brûlé vif à l’intérieur de la librairie « Gédéon « , dans la 2eme ville du pays, lors d’un incendie survenu le vendredi 26 Août dernier. La victime souffrait de troubles mentaux, selon ledit communiqué.

La structure appelle à une vaste mobilisation en vue de permettre à l’État de garantir le droit à la vie et au respect des personnes handicapées psycho sociales; ajouté à cela, faire respecter les droits des personnes ayant des déficiences psychosociale. La convention des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) adoptée en 2006 et ratifiée par Haïti en 2009 précise en son article dix-neuf (19); que toutes les personnes handicapées ont le droit de «Vivre dans la société, avec la même liberté de choix que les autres personnes».

À en croire l’Enpak, Il est aussi fait obligation aux États, de faciliter aux personnes handicapées de pleine jouissance de ce droit ainsi que leur pleine intégration et participation à la société. De plus, l’article 1er de la déclaration universelle des Droits de l’Homme laquelle Haïti a également adhéré stipule que tous les hommes naissent égaux en dignité et en droits. L’organisme extrêmement remonté par cet acte odieux, dénonce énergiquement l’inaction et le mépris des autorités ayant occasionné l’atrocité du vendredi dernier ou encore une fois une perte en vie humaine a été enregistrée. Elle dit condamner avec force l’irresponsabilité des autorités qui a valu le décès tragique de M. Gédéon. Les responsables de cette Organisation de développement indique que malgré les nombreuses engagements pris par l’état Haïtien, les personnes ayant un handicape psycho-sociales sont souvent mis en isolement ou enchaînées contre leur volonté dans leur propre domicile ou dans des institutions insalubres et surpeuplées. En raison de la stigmatisation généralisée et du manque de services de santé mentale. En dépit des lois, les hommes et les femmes à avoir un handicap psycho-social ne sont pas considérés comme des personnes à part entière. Elles sont maltraités, très exclues de la société et leurs familles sont livrés à elle même sans aucune possibilité d’accès à des services et de soins de santé.

Cette structure qui travaille assidûment dans le domaine de droit humain, à travers le projet. « Yon Kominote Pou Nou Tout (YKPNT) », s’engage à contribuer à prévenir la ségrégation et l’isolement des personnes handicapées en leur permettant de faire leurs propres choix et leurs assurant l’accès à tous les espaces et services disponibles dans leurs communautés sur un pied d’égalité avec toutes autres personnes. Malgré certaines avancées dans la lutte pour l’inclusion des personnes handicapées, les personnes ayant un handicap psycho-sociale demeurent encore marginalisés.

L’organisation a tenue à souligner que l’inclusion des personnes à mobilité réduite favorise une société plus juste où personne n’aura à payer de sa vie parce qu’elle est différente de la majorité. Aussi, elle profite pour lancer un vibrant appel à toutes les forces vives du pays, afin de travailler à une société inclusive surtout pour les personnes vivant avec de handicaps psycho-sociales l’inclusion et l’affaire de tous et dans une société démocratique personne ne doit être laissé de côté.

Rappelons que, Enpak est une organisation de développement, à but non lucratif, basée sur les droits Humains.


Marcia MOÏSE moisemarcha@gmail.com

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