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L’OCNH organise une causerie sur l’application du nouveau Code pénal

L’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) a réuni, mercredi, magistrats, représentants de la société civile et organisations de défense des droits humains pour examiner les conditions d’application du nouveau Code pénal haïtien. La rencontre s’est déroulée à l’Hôtel Montana, dans un contexte marqué par l’insécurité et la fragilité des institutions judiciaires.

Dès l’ouverture, le directeur exécutif de l’OCNH, Me Camille Occius, a insisté sur la nécessité d’un espace de réflexion autour d’une réforme appelée à remplacer un texte vieux de près de deux siècles. Il a rappelé que toute modernisation du droit pénal doit s’adapter aux réalités sociales du pays, tout en respectant la Constitution et les engagements internationaux d’Haïti en matière de droits humains.

La rencontre a réuni plusieurs personnalités du secteur, dont le représentant de la société civile au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), le doyen Bernard Saint-Vil, le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de la Croix-des-Bouquets, Me Guy Alexis, ainsi que le professeur Guichard Doré. Des organisations de défense des droits humains étaient également présentes.

L’OCNH organise une causerie sur l’application du nouveau Code pénal

Les échanges ont été animés par le magistrat Jean Frédérick Benèche et l’ancien Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Jean Renel Sénatus, qui a mis en avant les principales innovations du texte, notamment celles liées à la lutte contre la corruption. De son côté, le magistrat Johnson Melse a évalué la conformité du nouveau Code aux normes internationales de protection des droits humains, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes détenues.

Tout au long de la journée, les participants ont abordé plusieurs axes : protection des droits civils et politiques, traitement des infractions, nouvelles formes de sanctions, répression des crimes graves, garanties judiciaires pour les détenus et responsabilité pénale des personnes physiques et morales. Ils ont également insisté sur la nécessité de former magistrats, greffiers, policiers et autres acteurs du système pour garantir une application uniforme et conforme aux standards juridiques.

Les discussions ont aussi mis en lumière le défi d’appliquer cette réforme dans un pays confronté à l’insécurité et à l’érosion des institutions. Les intervenants ont rappelé que l’efficacité du Code pénal dépendra de la capacité des institutions à fonctionner de manière indépendante et à assurer la lutte contre l’impunité.

En clôture, Me Occius a annoncé la préparation d’un document de synthèse regroupant analyses et recommandations. Ce rapport sera transmis aux autorités, aux organisations de la société civile et aux partenaires impliqués dans la réforme du secteur. L’OCNH prévoit également d’autres initiatives pour sensibiliser la population et renforcer la compréhension du nouveau texte.

Fact Checking News (FCN)

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