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Les prix du transport en commun grimpent: le gouvernement reste les bras croisés, Défenseur Plus alarmé

Depuis que le pays fait face à la pénurie d’essence, les prix du transport en commun n’ont cessé d’augmenter sur le marché local. Pour se rendre à un autre endroit du pays, il faut débourser une forte somme d’argent vu la décision prise par des chauffeurs de fixer à la hausse les tarifs des différents circuits sous les regards impuissants de l’État haïtien. Pourtant, la loi donne droit au gouvernement de protéger le droit des consommateurs, déplore Défenseur Plus.

Consterné par le silence complice du gouvernement haïtien face à l’augmentation des prix du transport en commun, Défenseurs Plus, dans une note de presse, a lancé un cri d’alarme pour demander au gouvernement haïtien d’agir pour retirer les citoyens dans cette situation.

Dans son constat, Défenseur Plus a évoqué que l’attribution de fixer les prix du transport en commun est l’une des prérogatives exclusives de l’État haïtien. Alors que, depuis plusieurs mois, le gouvernement reste les bras croisés face l’augmentation des prix des différents circuits assurés par le transport en commun. Le pire, aucun communiqué ou tout autre acte administratif ou juridique lié à cette affaire n’a été publié en vue d’informer la société de ces nouvelles augmentations.

À cet effet, le Collectif Défenseurs Plus condamne le silence complice des différentes autorités gouvernementales qui n’a pour conséquence que fragiliser de plus en plus les plus vulnérables.

« Dans certains cas, les prix augmentent de 50% jusqu’à aller au delà du double. Dans d’autres cas, les chauffeurs détournent les parcours définis par les autorités compétentes. À titre d’exemple, le circuit Portail Léogâne-Clercine est parfois divisé en deux (2), allant de Portail Léogâne au carrefour de l’aéroport, puis du carrefour de l’aéroport à Clercine. Ce qui traduit le double prix pour un circuit.

Cette pratique constitue une violation de l’article 196 du décret du 26 mai 2006 sur l’immatriculation et la circulation des véhicules qui dispose », a lâché cet organisme de défense des droits humains avant de faire savoir que les véhicules affectés au transport en commun dans les zones urbaines ne pourront se fixer un trajet sans une autorisation spéciale du service compétent.

Considérant que tous les indicateurs économiques du pays sont au point mort (une inflation allant de plus de 29%, un taux de chômage et sous-emploi allant à plus de 60% selon les données de l’IHSI et de la Banque de la République d’Haïti), cette situation selon les responsables de cette structure, n’est pas sans conséquence sur la vie de ceux et celles qui sont au plus bas de l’échelle socio-économique, tels les ouvriers de la sous-traitance qui gagnent une maigre pitance.

De ce fait, Défenseur Plus a exhorté les autorités compétentes à prendre en compte la vulnérabilité de la population qui, affirme-t-il, vit dans une situation économique et sociale de plus en plus précaires. En outre, il souhaite que les autorités sortent de leur silence complice et de prendre leur responsabilité face aux mauvaises pratiques liées à la rareté de carburant qui a trop duré.

FCN Haïti

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