Le PFSDH appelle à l’unité et au dialogue à l’approche du 7 février 2026

À moins de cent jours de l’échéance politique du 7 février 2026, le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens lance un appel pressant à un dialogue national inclusif, estimant que le pays se trouve à un carrefour déterminant de son avenir institutionnel. Dans une note rendue publique, la formation politique met en garde contre les risques d’un nouveau vide de gouvernance si aucun compromis n’est trouvé entre les principaux acteurs nationaux.
Le PFSDH rappelle que plusieurs efforts de médiation et de concertation ont déjà été initiés, notamment les 27 mai et 10 septembre 2025, sans aboutir à un consensus. Le parti reproche aux autorités en place, issues de l’Accord du 3 avril 2024, de ne pas avoir démontré une réelle volonté d’engagement dans un dialogue transparent et orienté vers des solutions durables.
«Le pays ne peut plus avancer dans la fragmentation. Nous avons vu se succéder neuf présidents symboliques et un premier ministre sans résultats structurels. Le statu quo n’est plus tenable», affirme la note du PFSDH.
Le parti invite toutes les forces politiques, sociales et économiques à mettre de côté leurs intérêts partisans pour privilégier une entente nationale. Le PFSDH insiste également sur la nécessité d’exclure des négociations les acteurs impliqués dans la violence armée, afin de protéger le caractère républicain des discussions et la sécurité de la population.
Pour le PFSDH, l’urgence n’est pas seulement institutionnelle, mais aussi morale. «Le succès du dialogue dépendra de notre capacité à faire prévaloir l’intérêt supérieur de la nation sur les ambitions personnelles».
Alors que certains acteurs appellent ouvertement à un arbitrage international, le PFSDH estime qu’aucune solution imposée de l’extérieur ne pourra garantir la stabilité politique. Le parti plaide pour un accord issu exclusivement des Haïtiens, même si la mise en œuvre peut bénéficier du soutien technique de partenaires étrangers. «Toute solution décidée sans consensus interne est vouée à l’échec. Nos partenaires doivent accompagner, non décider à notre place», déclarent les responsables de FUSION dans cette note.
À l’approche du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat de l’exécutif actuel, le climat politique reste fragile. Plusieurs organisations de la société civile et regroupements politiques réclament déjà un cadre clair pour la gouvernance de la transition post-7 février.
«Il est encore possible d’éviter l’effondrement institutionnel. Ce qui manque aujourd’hui, c’est la volonté de se parler» conclut la note.
FcnHaïti

