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Le KPTSL tire la sonnette d’alarme sur le sort des enfants enrôlés dans les groupes armés

Face à l’aggravation des violences impliquant des enfants au sein des groupes armés en Haïti, le « Kolektif pou Pwoteksyon Timoun Soti nan Lame » (KPTSL) lance un appel urgent à la communauté internationale. Dans un communiqué publié récemment, l’organisation tire la sonnette d’alarme sur la situation dramatique des enfants associés aux groupes armés et victimes de torture, et appelle à la création d’un fonds de soutien pour leur réinsertion durable.

Depuis plusieurs années, le KPTSL travaille directement avec ces enfants, dont certains sont enrôlés depuis plus de quatre ans. Selon Emmanuel Camille, directeur de l’organisation, la réinsertion de ces enfants ne peut réussir sans des programmes innovants qui impliquent toute la famille. « Les approches traditionnelles ne suffisent plus », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, le collectif pointe du doigt le manque de coordination entre les acteurs de la chaîne de protection et les organisations de lutte contre les violences basées sur le genre, un frein majeur à la réinsertion de ces mineurs. Il appelle notamment les partenaires des Nations Unies et les ambassades des États-Unis, de la France et du Canada à intensifier leur soutien direct.

Le KPTSL tire la sonnette d’alarme sur le sort des enfants enrôlés dans les groupes armés

« Ces enfants ont été privés de leur enfance, utilisés comme boucliers humains, soumis à des violences indicibles. Il est temps d’agir pour réduire les violations graves à leur encontre », a martelé Emmanuel Camille. En outre, le numéro 1 du KPTSL a souligné également l’importance d’un dialogue sincère avec les leaders locaux et les organisations communautaires, considérés comme des partenaires clés dans l’accompagnement des survivants.

« La situation reste critique. Au cours des mois de juin et juillet, une dizaine d’enfants ont perdu la vie dans des affrontements armés et lors d’attaques de drones kamikazes dans certaines communautés haïtiennes », a-t-il regretté. Pour le KPTSL, l’heure est à l’action. Chaque jour d’inaction compromet un peu plus l’avenir de toute une génération, a conclu la note de presse de KPTSL.

FCN/Haïti

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