
Le Kenya a exigé en date du 9 novembre des conditions pour le déploiement de ses policiers pour combattre le grand banditisme en Haïti. Le déploiement dans le cadre d’une mission soutenue par l’ONU d’un millier de policiers kényans en Haïti, plongé dans le chaos et la violence, ne se fera qu’avec un financement par les États membres de l’organisation internationale, a affirmé jeudi le ministre de l’Intérieur du Kenya.
Selon le ministre Kithure Kindiki, le budget global pour le déploiement des policiers pendant un an, qui vise à rétablir le calme dans ce pays des Caraïbes en proie à des gangs contrôlant des régions entières du pays, s’élève à 600 millions de dollars.
« À moins que toutes les ressources ne soient mobilisées […], nos troupes ne quitteront pas le pays », a-t-il affirmé devant une commission parlementaire, demandant que le financement soit assuré par les « États membres des Nations unies ».
A rappeler que le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son feu vert début octobre à la mission dirigée par le Kenya pour aider la police haïtienne.
Le Kenya s’est déclaré prêt à fournir jusqu’à 1000 policiers, et Kithure Kindiki a déclaré que 11 pays se sont également engagés dans la mission, sans les nommer.
FCN Haïti

