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Le Juge Félismé transmet le dossier du scandale CPT–BNC au Parquet pour le réquisitoire définitif

Le scandale de corruption impliquant les conseillers-présidents Dr Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire, et Smith Augustin prend une tournure décisive avec la transmission, par le juge d’instruction Benjamin Félismé, du dossier au Parquet de Port-au-Prince. Cette transmission, effectuée le vendredi 17 janvier 2025, représente une étape cruciale dans l’instruction de cette affaire complexe qui secoue le paysage politique et économique haïtien.

Selon les informations fournies par une source judiciaire, cette démarche vise à recueillir un réquisitoire définitif de la part du commissaire du gouvernement près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, Frantz Monclair. Ce dernier dispose de cinq jours francs pour exprimer ses conclusions sur l’instruction en cours, ce qui pourrait déterminer la suite des événements pour les accusés.

Les hommes d’État concernés, Dr Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin, sont accusés d’avoir tenté de soutirer la somme de 100 millions de gourdes à Raoul Pascal Pierre-Louis, ex-président du Conseil d’administration de la Banque nationale de crédit (BNC). Leurs actions, désormais examinées par la justice, mettent en lumière des allégations graves de corruption qui remettent en question l’intégrité des institutions publiques haïtiennes.

Le Juge Félismé transmet le dossier du scandale CPT–BNC au Parquet pour le réquisitoire définitif

Malgré les tentatives du conseiller-président Dr Louis Gérald Gilles de récuser tous les cabinets d’instruction du Tribunal de première instance, le juge Félismé a maintenu sa détermination à mener l’affaire à terme. Cette réticence face aux manœuvres dilatoires souligne l’importance de l’intégrité dans l’application de la justice, même lorsque des pressions sont exercées par de puissants représentants de l’État.

À ce stade, le juge Félismé attend avec impatience le réquisitoire du Parquet, bien qu’il ne soit pas contraint de s’y conformer pour rendre sa décision finale. Ce déroulement des événements illustre la complexité de l’affaire, qui révèle l’ampleur des pratiques corruptives au sommet de l’Etat et ses implications sur l’ensemble du système.

Alors que le pays attend le dénouement de cette affaire, une question demeure prédominante : les acteurs responsables seront-ils tenus de rendre des comptes pour leurs actions, et quelles mesures seront mises en place pour restaurer la confiance en les institutions judiciaires et gouvernementales d’Haïti ? L’enquête en cours pourrait bien être un tournant décisif dans la lutte contre la corruption à grande échelle au sein de l’administration publique.

Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

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