Le CPT Procéde à de Nouvelles Nominations au Milieu des Accusations de Corruption

Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a récemment pris des mesures surprenantes en procédant, ce 18 décembre, à la nomination de nouveaux responsables municipaux dans des villes stratégiques telles que Port-au-Prince, Pétion-Ville et Tabarre, malgré les accusations de corruption qui pèsent sur trois de ses conseillers.
Ces nominations, qui auraient été annoncées lors du dernier Conseil des ministres, se produisent dans un contexte critique où le pays serait en proie au chaos, dominé par des groupes armés. Officiellement, cette initiative vise à « optimiser la gestion municipale » et à résoudre les problèmes persistants liés aux services publics dans ces municipalités cruciales.
Au cours de ce Conseil des ministres du 18 décembre 2024, les décisions suivantes ont été prises :
- À Tabarre, fief de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, qui aurait exprimé son soutien à Leslie Voltaire au sein du CPT, Arsonval Alexandre pourrait être nommé président du conseil municipal, accompagné de Wilner Étienne et de Gemima Lovelace.
- Pétion-Ville verrait le retour de Kesner Normil à la présidence, assisté d’Amazan Staco et de Blandine Beauvais, selon nos sources.
- À Port-au-Prince, Youri Chevry pourrait être désigné président du conseil municipal, avec Sterline Pierre-Louis à ses côtés. Chevry devrait faire face à une municipalité gravement affectée par la violence des gangs.
En ce qui concerne la Cité de l’Indépendance, les habitants se plaignent d’une municipalité « ni gérée ni administrée », et les noms des nouveaux membres du conseil municipal resteraient toujours attendus, alors que la date des festivités de commémoration de l’Indépendance nationale approcherait à grands pas.
Ces changements au sein des municipalités clés soulèvent des interrogations quant à leurs motivations sous-jacentes, surtout alors que la population espére des interventions ciblées en réponse à des besoins urgents.
Les récentes nominations surviendraient dans un contexte de méfiance croissante envers le CPT, de plus en plus critiqué pour son incapacité à répondre aux attentes des citoyens face aux défis locaux, en particulier en matière de sécurité et d’assainissement. La question demeurerait : ces changements seraient-ils réellement destinés à améliorer la situation des municipalités ou cacheraient-ils des agendas moins transparents ?
Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

