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La filière pêche est traitée en parent pauvre déplore ANPH

Créée le 10 décembre 2000 par le feu président de la République, René Garcia Preval, ce jeudi 10 décembre 2020 ramène le 20e anniversaire de l’Association nationale des pêcheurs haïtien (ANPH). En cette journée de commémoration, les membres du directoire exécutif de cette structure évoluant dans la filière pêche font le point sur les différents problèmes auxquels la pêche est confrontée en Haïti. Un secteur porteur pour l’économie nationale qui, selon les responsables de l’ANPH, pourtant traité en parent pauvre par les autorités de l’État, particulièrement le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), qui n’apporte aucun appui à l’ANPH.

La pêche est une filière très rentable. En Haïti, en dépit de son importance, les dirigeants haïtiens ,selon le président de l’ANPH, Joseph Wilto Marcéus, n’accordent aucun accompagnement aux personnes évoluant dans ce domaine. Pourtant chaque année, la pêche génère environ 19 millions de dollars américains et contribue à près de 2 % dans l’économie haïtienne, affirme-t-il.

De plus, les informations fournies par le titulaire de l’ANPH environ 52 000 familles exercent le métier de la mer dans le pays, alors que jusqu’à date, cette filière fait face à des problèmes majeurs vu le non accompagnement des autorités concernées. « Dans d’autres pays, la pêche aide à la santé et également à l’éducation. Certains pays ont même créé le ministère de la pêche. Alors qu’en Haïti, on a un ministère qui met de côté cette filière », explique monsieur Marcéus

De ce fait, pour que cette filière soit développée et contribuée dans le PIB du pays, le numéro 1 de l’ANPH fait savoir que l’État doit doter le secteur d’une véritable politique publique prenant en compte les revendications des pêcheurs et les besoins de cette filière porteuse. Car dit-il, la pêche est un métier au même titre d’autres, l’État doit jouer sa partition pour accompagner les travailleurs de la mer.

Pour essayer de résoudre le problème du secteur, l’ANPH exige de l’État de nouveaux bateaux moderne.il doit faciliter aux pêcheurs d’avoir accès au crédit et d’organiser des séances de formation au bénéfice de tous les pêcheurs du pays. D’un autre côté, le président de l’ANPH demande au pouvoir en place de remanier la loi relative à la protection de l’environnement côtier et marin afin de protéger la filière contre tout danger.

S’agissant des marchandes des produits de mer, la présidente de l’Association nationale des marchands des produits de mer (ANAMPROM) et également membre du comité directoire de l’ANPH, Marie-Ange Jeune, a profité de cette journée pour exhorter les autorités haïtiennes à prendre leur responsabilité vis-à-vis des marchands et des pêcheurs du pays. Vu d’énormes difficultés rencontrées par les marchands pour écouler leurs poissons, Marie-Ange Jeune plaide en faveur de la construction des marchés pouvant permettre aux commerçants d’effectuer leurs activités.

En outre, la responsable de l’ANAMAPROM invite l’État à mettre à la disposition des travailleurs de la mer, des chambres froides pour conserver les poissons et d’un service de crédit pouvant booster leurs activités. Aussi elle attire l’attention des autorités concernées sur la nécessité d’organiser des séances de formations à leur profit. Tout ceci affirme-t-elle, permettra le développement de cette filière riche en opportunité.

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