L’ambassade du Canada en Haïti rejoint les États-Unis dans la défense de la transition politique

Après la prise de position des États-Unis, le Canada s’est à son tour exprimé sur la situation politique en Haïti. Dans un message publié ce jeudi 22 janvier 2026 sur son compte X, l’ambassade du Canada en Haïti a fait part de ses inquiétudes face aux tentatives de certains membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) visant à remplacer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, à quelques jours de la fin de leur mandat.
Dans son message Ottawa appelle les Conseillers-Présidents à respecter leurs engagements et à quitter leurs fonctions à la date prévue du 7 février, conformément au calendrier de la transition..Le Canada affirme également qu’il est prêt à prendre des sanctions contre tout acteur politique qui compromettrait la paix, la sécurité et le processus électoral dans le pays.
Selon la mission diplomatique, cette position s’inscrit dans une démarche de soutien à la stabilité institutionnelle et au respect des accords ayant encadré la période de transition. De son côté, l’ambassade des États-Unis en Haïti a mis en garde le CPT contre toute modification de la composition du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé. Dans un message publié sur X, la représentation diplomatique américaine estime qu’à ce stade avancé de la transition, un tel changement serait inapproprié.
Pour sa part, Washington rappelle que la priorité demeure le rétablissement d’un minimum de sécurité et de stabilité, et avertit que toute initiative susceptible de favoriser la déstabilisation, notamment au profit des groupes armés, irait à l’encontre des intérêts du pays et de la région. Les autorités américaines indiquent que des mesures pourraient être envisagées contre les responsables impliqués.
Malgré ces mises en garde, cinq conseillers-présidents ont adopté une résolution invoquant la destitution du Premier ministre. Dans le même temps, Alix Didier Fils-Aimé s’est entretenu avec des représentants de l’Allemagne, de l’Espagne, de la France et de l’Union européenne. Selon une note de la délégation de l’Union européenne en Haïti, les échanges ont porté sur l’évolution de la situation sécuritaire et ont été jugés constructifs.
Fact Checking News (FCN)

