L’AJH condamne l’attaque contre Radio Télé Caraïbes et lance un appel à la protection de la presse en Haïti

Le 13 mars 2023, l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH) condamne l’incendie criminel survenu dans les locaux de Radio Télé Caraïbes (RTVC), dans la nuit du 12 au 13 mars 2025, un média d’importance vitale en Haïti. Cet acte déplorable est attribué à un groupe criminel connu sous le nom de « Viv Ansanm », que l’AJH qualifie de coalition terroriste.
En premier lieu, cette attaque constitue une atteinte significative à la liberté de la presse, à la liberté d’expression et aux valeurs démocratiques en Haïti. En effet, la liberté de la presse est un pilier fondamental d’une démocratie saine, et toute violence à l’encontre des journalistes menace le bon fonctionnement de l’État de droit. Dans ce contexte, l’AJH souligne l’importance cruciale de garantir la sécurité et l’indépendance des journalistes, qui jouent un rôle essentiel dans la défense des principes démocratiques.
De plus, l’AJH appelle tous les acteurs de la société, notamment les dirigeants politiques, les autorités judiciaires et les forces de l’ordre, à agir de manière décisive pour que justice soit faite. Il est impératif que des mesures concrètes soient mises en place pour protéger les médias et les professionnels de la presse haïtiens, afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.
Face à la montée en puissance des exactions des gangs armés dans différentes régions de Port-au-Prince, les associations des journalistes et médias interpellent les autorités étatiques à rétablir l’ordre afin que la population haïtienne puisse retrouver son quotidien paisible.
« L’Association des journalistes haïtiens demande instamment aux autorités établies de prendre les dispositions nécessaires pour sévir contre les malfrats, auteurs et complices de cet acte barbare qui met en danger les conquêtes démocratiques depuis le début de la transition en 1986 et menace notre existence de peuple », a interpellé l’AJH.
Pour sa part, l’ANMH appelle les tenants de l’État à se réveiller pour que l’ordre revienne dans la cité et que la population, les institutions et tous ceux qui ont choisi de continuer de vivre et de fonctionner en Haïti puissent vaquer sans crainte à leurs activités.
En somme, l’attaque contre Radio Télé Caraïbes n’est pas seulement une menace pour un média, mais un affront à tous ceux qui défendent la démocratie en Haïti. Ainsi, il est crucial que la société civile et les institutions réagissent collectivement pour garantir un environnement sûr pour le journalisme et pour la libre expression.
Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

