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La Coalition Nationale des Forces Politiques et Démocratiques Haïtienne renseigne la délégation de l’OEA sur la crise

La Coalition Nationale des Forces Politiques et Démocratiques Haïtienne (CONAFPODHA), dans une correspondance adressée à la délégation de l’organisation des États Américains (OEA), fixe sa position officielle sur l’objectif de la présence des représentants de l’organisation hémisphérique en Haïti.

La CONAFPODHA a tout d’abord fait une mise au point sur la conjoncture sociopolitique du pays, rappelant que depuis la fin de la dictature, en 1986, les haïtiens ont fait le choix de vivre dans la dignité, le respect de ses droits et liberté, l’alternance politique, condition sine qua non pour garantir la stabilité sociale et politique, et promouvoir le développement durable.

Ces dernières années: cataclysmes naturels, coups d’État, turbulences politiques, violences sociales, violation systématique des droits humains, la faillite des institutions étatiques et républicaines, ont perturbé le processus démocratique, souligne la coalition. Par ailleurs, insiste-t-elle, l’aggravation de la situation sociopolitique, économique et sécuritaire avec l’arrivée de monsieur Jovenel Moïse au pouvoir à partir des élections législatives et présidentielles de 2015, jette le Pays dans une impasse extrêmement difficile, qui menace tous les acquis démocratiques.

La Coalition Nationale des Forces Politiques et Démocratiques Haïtienne renseigne la délégation de l’OEA sur la crise

Revenant les circonstances de l’accession de Jovenel Moise au pouvoir, la CONAFPODHA dit considérer l’actuel Le président comme une menace pour la démocratie. L’organisation a énuméré les dérives anti démocratiques et dictatoriales qui, dit-elle, fragilisent l’avenir des générations futures. La Coalition cite la violation systématique de la constitution de 1987, la fin du mandat constitutionnel de monsieur le 7 févier 2021 dernier, selon l’article 134-2 de la constitution, la mise sur pied d’un conseil électoral provisoire illégal et inconstitutionnel, l’instrumentalisation de la justice, de la police nationale (PNH) et d’autres institutions étatiques, la légalisation des gangs armés et le soutien inconditionnel aux bandits par les plus hautes autorités de l’État, le massacre des civils dans les quartiers populaires par les sbires du pouvoir, évoluant en toute impunité.

Pour conclure cette lettre portant la signature de ses différents représentants régionaux, la Coalition Nationale des Forces Politiques et Démocratiques Haïtienne propose, entre-autres, de réunir toutes les forces vitales de la société, sous les auspices de l’OEA, en vue de planifier le départ de monsieur Moïse, au plus tard au début du mois de juillet, créer les conditions nécessaires à la participation des jeunes, des femmes et des paysans dans le gouvernement de transition.

FCN

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