Justice : Un autre Présumé chef de Gang Arrêté en République Dominicaine et Remis à la PNH

Les autorités dominicaines ont récemment remis à la Police Nationale d’Haïti (PNH) un chef présumé de gang, Gourin Enel. Cette remise s’est effectuée au poste frontalier de Ouanaminthe, une localité stratégique qui symbolise la coopération entre les deux nations de l’île.
L’arrestation de Gourin Enel a été le fruit d’une action coordonnée menée près de l’aéroport international Las Américas, à Santo-Domingo. Des agents de la Direction Générale de la Migration (DGM) et des membres de l’armée dominicaine ont procédé à son interpellation. Selon les premières informations divulguées, Enel aurait résidé illégalement dans la capitale dominicaine depuis un certain temps, échappant ainsi à la justice haïtienne.
Ce nouvel événement souligne la détermination des autorités dominicaines à lutter contre la criminalité transnationale qui affecte non seulement leur pays, mais aussi la sécurité et la stabilité d’Haïti. Enel, en cours d’identification, a exprimé sa peur d’un lynchage (Bwa Kale) de la part des résidents de Ouanaminthe. Cette inquiétude fait écho à des incidents récents, tel que celui survenu le 30 décembre 2024, où Faro Markenson, alias « Tibab », un chef de gang notoire, a été victime de la colère populaire dans cette même ville.
L’arrestation de Gourin Enel s’inscrit dans un contexte où les gangs armés continuent de semer la terreur en Haïti. La coopération entre les forces de l’ordre des deux nations représente un espoir pour réduire l’impunité dont bénéficient certains individus impliqués dans des activités criminelles. Les autorités doivent maintenant s’assurer qu’Enel soit traité de manière équitable au sein du système judiciaire haïtien, tout en attendant que des mesures soient renforcées pour prévenir d’éventuelles violences communautaires.
Cet événement témoigne l’importance d’une coopération régionale solide, face à des défis sécuritaires communs, et rappelle que la lutte contre la criminalité nécessite un engagement concerté de la part de tous les acteurs impliqués. L’avenir de la sécurité dans la région dépend du succès de telles collaborations et du respect des droits humains dans le traitement des suspects.
Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

