Juridiction de Jacmel/corruption: quatre nouveaux magistrats grossissent le rang des corrompus dans l’appareil judiciaire

Dans une resolution adoptée par le conseil discilpinaire du bareau de jacmel, en date du 11 Novembre 2021, deux des substituts commissaires du gouvernement Me Mathurin Royal et Me Remy Pierre ainsi que deux autres juges d’instruction: Immacula Jeannis et Monique Jean, ne sont pas dignes pour siéger dans les tribunaux de jacmel comme des magistrats debout ou assis. Le bâtonnier de l’ordre des avocats de jacmel,Me Marc Dala Joseph.
invite le conseil superieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) à les écarter de la judiction sans delai, pour des cas de corruption graves et avérés qu’ils font l’objet.
Dans cette resolution supletif, le bareau de Jacmel dit vouloir lutter du bec et des ongles contre la gangraine corruptible qui sappe à la bonne marche de la justice dans la jurisdiction du Sud-Est et qui plonge la population dans une méfiance énorme à l’égard des Justiciers.
Cette résolution est la suite d’une première déjà adoptée en date du 8 Octobre dernier lors de l’assemblée générale du Bareau à Jacmel où ce même conseil disciplinaire exigea l’éviction de deux juges: Lenor Julien et Lecius Legène pour des accusations similaires, ensuite le depart de Me. Lionel Cherima l’actuel Commissaire du Gouvernement de la judiction de jacmel, lui aussi, pour incompetance. Ces resolutions sont adressées au Conseil Superieur du Pouvoir Judiciaire(CSPJ) et au Ministère de la Justice et de la Securité Publique(MJSP) pour les suites légales, nous dit le Batonier de l’ordre des Avocats de Jacmel (BARJAC), Me Marc Dala Joseph.
Entre temps, le sors des prisoniers à la prison civile de Jacmel S’aggrave. Suite à cette résolution, le bareau exige une dispense de plaider par devant les tribunaux de cette judiction. Même les affaires urgentes( en référé et en abéas corpus) ne sont pas autorisées à être assistées par des avocats. Alors que la situation tend à déborder au sein de la prison, car beaucoup de prisoniers frappent d’ une situation de famine à cause d’une rareté de nourriture et des cas de maladie, nous a informé le défenseur des droits de l’homme, M Jetho Pierre Paul.
Le coordinateur du Réseau de Défense des Droits de l’Homme du Sud-Est (RESEDH) branche RNDDH dit toute fois regretter que cette décision impacte la population carcérale qui ne cesse de grossir à Jacmel. Cependant, Jetho Pierre Paul reconnait que la Justice est au plus offrant dans la judiction de Jacmel.
Joanel FRANCOIS
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