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Journée internationale de la justice: Kay Jèn exhorte les autorités à œuvrer pour le respect et la dignité de tous

En cette journée du 20 février marquant la journée Mondiale de la Justice Sociale, l’Organisme de promotion de la Citoyenneté pour une jeunesse responsable, Kay Jèn, dénonce, la misère et l’inégalité sociale criante dans le pays. La majorité de la population haïtienne mène une vie précaire et vulnérable, les jeunes ne sont pas épargnés. Il n’est pas sans savoir qu’un bon nombre de jeunes, bien qualifié pour la plupart, font leur apparition chaque année sur le marché du travail, pourtant, il n’y a pas vraiment de perspectives d’emploi, ou d’opportunités de création des petites ou de moyennes entreprises.

La situation est très critique en Haïti. Le chômage devient un phénomène dans les quartiers populaires. Nombreux sont les jeunes de tout sexe qui passent leur journée dans les jeux d’hasards, entre autres, le jeu de domino, le jeu de cartes, faute d’emploi, en dépit de leur compétence et leur qualification. Notre pays souffre aujourd’hui aussi du phénomène de migration externe, à la base, la pauvreté et l’exclusion. Le problème de malnutrition touche fréquemment les gens reculés de la capitale. Le manque ou l’inexistence des services de bases dans la majorité des villes du pays. L’éducation et la santé de la population ne sont pas prises en compte. La disparité et l’inégalité sociale demeurent un constat flagrant. Les familles sont de plus en plus vulnérables face aux problèmes de la vie. Le pouvoir d’achat des haïtiens diminue considérablement.

Et pourtant, l’Etat a l’obligation de mettre en place des moyens efficaces afin de transformer l’inégalité sociale, les relations, les ordres sociaux injustes et violents. Ce, dans l’idée de fonder l’égalité des droits pour toute la population, où, elle en bénéficiera du progrès économique et sociale aux recoins du pays. Malheureusement, ces préoccupations importent peu les dirigeants de l’Etat haïtien. En dépit des prescrits constitutionnels, notamment les articles 19 ; 22 ; 32-1 ; 35 de la constitution du 29 mars 1987 amendée ; y compris les articles 22,25 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, et le pacte international relative aux droits économiques sociaux et culturels, signés, ratifiés par l’Etat haïtiens.

Kay Jèn profite de cette journée aussi pour saluer la lutte des ouvriers et ouvrières de la SONAPI qui organisent des manifestations de rues pour exiger une plus bonne condition de travail. Notamment, l’augmentation à 1500 gourdes le salaire minimum. D’un coup, l’Organisme de promotion de la citoyenneté pour une jeunesse responsable, dénonce et condamne la brutalité policière à l’encontre des manifestants/ tes protestataires au moment des manifestations 9, 10, 16,17 de ce mois février.

L’égalité des chances, homme, femme, est un droit fondamental. Kay Jèn plaide pour la redistribution des richesses dans le pays. Il est de la responsabilité de toutes les catégories sociales à s’engager pour le développement et le progrès du pays. Le droit au bien-être, la dignité de l’être n’est pas négociable. Kay Jèn lance un appel aux élites économiques, politiques et sociales à prioriser le bien-être de la population. Et invite les jeunes à mobiliser contre l’inégalité sociale.

Par ailleurs, Kay Jèn exhorte une fois de plus, les autorités de l’Etat haïtien à faire preuve de respect et de dignité à l’égard du peuple haïtien. La mise en place d’une politique publique de justice sociale est une obligation. Garantir, promouvoir, protéger les droits de l’homme et l’instauration des protections sociales sont des prérogatifs de l’Etat. Trop de disparités et d’inégalités dans la société haïtienne.
Pour l’Organisation

                Chedler DESIR

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