James Boyard: trois mois de captivité, et toujours aucune libération

Trois mois après son enlèvement, James Boyard est toujours entre les mains de ses ravisseurs. L’inspecteur général de la PNH et chef de cabinet du ministre de la Défense avait été kidnappé le 11 juin dernier, avec son épouse et sa fille, à Bourdon.
Ce 11 septembre marque trois mois de séquestration, sans annonce crédible faisant état de sa libération.
Le cas Boyard prend une dimension particulièrement préoccupante: même un haut responsable de la sécurité de l’État peut être enlevé et maintenu en captivité pendant des mois. Dans un pays où les kidnappings se multiplient à nouveau, cette affaire constitue un sérieux révélateur de l’impuissance des autorités face aux groupes armés.

Pendant que les autorités annoncent des dispositifs de sécurité renforcés, la question demeure entière: qui peut encore garantir la sécurité des citoyens lorsque ceux chargés de la défendre deviennent eux-mêmes des otages?
FcnHaĩti

