Inféctions vaginales dans la commune de l’Arcahaie: Des médecins s’inquiètent

Si pour certains la fête de l’agriculture et du travail c’est le moment de rassembler les paysans, leur offrir quelques miettes pendant que les problèmes du non accès au crédit persistent, d’autres ont pensé à une forme d’accompagnement pour les habitants de l’Arcahaie. En effet, du vendredi 30 avril au 2 mai 2021, plusieurs professionnels de la santé de la capitale ont choisi de porter secours à ces derniers en leur offrant gratuitement des soins de santé et les constats sont alarmants.
A l’iniative de la Fondation Catherine Flon, dirigée par l’ancienne Mairesse de la Commune, Rosemila Petit-Frère, du vendredi 30 avril au dimanche 2 Mai, une délégation de professionnels de la santé se rendait dans la Cité du drapeau.
En cette occasion, une dizaine d’infirmières et de médecins constitués entre autres, de généralistes, d’urologues,d’obstetriciens-ginécologues, d’ophtalmologues et de dentistes venus de Port-au-prince s’étaient joint à cette démarche qui visait à apporter des soins aux archelois et habitants des zones avoisinnantes, a fait savoir Rosemila Petit-Frère.
Sur un terrain presque vide plusieurs kiosque ont été établis. Elles recevaient en moyenne chacune, une cinquantaine de personnes.
Le docteur Walt Fritz Joël Édouard, et son collègue le docteur Dauphin Roolandro Caleb Josué, ont exprimé leur inquiétude par rapport au nombre de cas d’infections vaginales récensés. La situation est alarmante disent-ils sans pouvoir donner de chiffres exacts.
Les eaux habituellement utilisées pour le bain, l’attitudes des hommes qui ne veulent pas se faire soigner pour protéger leurs partenaires en sont pour quelques choses, ont-ils insinué. Ils invitent donc les habitants à consulter régulièrement un médecin afin de prévenir les cas d’infections sexuellement transmissibles.
Au terme de cette campagne, plusieurs cas ont été référés d’urgence pour des soins beaucoup plus avancés, ont-ils indiqué. C’est, d’ailleurs, expliquent-ils, ce qui s’est passé avec une octogénaire qui souffrait d’une hémorragie au niveau de la matrice avec des substances aux odeurs nauséabondes qui ont du être récupérées pour des analyses de laboratoires.
Notons qu’au cours de cette clinique mobile, les bénéficiaires ont reçu gratuitement des médicaments, des lunettes entre autres.
FCN

