Haïti-Violence: Six Morts et Une Communauté Dévastée par une Attaque Armée à Lagon, commune de Terre-Neuve

Une attaque armée a fait six morts dans la 3e section de la commune de Terre-Neuve, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 juin. Parmi les victimes figurent Célibon Pascal, pasteur et directeur de l’église et de l’école Baptiste Béthel Lagon, ainsi que Tervéus St Fleur, Mélius Joseph, Celifrance, Dieubon Derameau, et Charisma Joseph. Un autre citoyen, Jean Jeannite, a été blessé par balles et reçoit actuellement des soins médicaux nécessaires.
Une attaque dévastatrice
Ce vendredi soir les habitants avaient probablement soupé et prié en famille avant d’aller se coucher. Certaines mères auraient pu même bercer leurs enfants en bas âge sans savoir que leur sommeil allait être troublé par les crépitements d’armes automatiques à la place des chant du coq. Il était à peu près 22 heures lorsque les assaillants, envahirent la Lagon, 3e section de la commune de Terre-Neuve. Petite localité tranquille où les gens vivent dans le respect mutuel et la résilience.
Les terroristes massacrèrent pas moins de six personnes, laissant derrière eux plusieurs blessés. Ils incendièrent les maisons des paisibles gens, notamment celle d’Albert Jacques, un ancien CASEC. Quelques rares habitats ont été épargnés de justesse, ont rapporté des témoins.
En plus des vies humaines enlevées, les bandits ont également tué plusieurs bêtes sur leur passage.
Selon les informations recueillies, ce groupe armés aurait tenté de se diriger vers Kafilip, une localité voisine, mais a été contraint de rebrousser chemin face à une forte résistance et des barricades érigées par les habitants. Malheureusement, pour les habitants de Lagon, cherchant à protéger leur communauté, ont été pris pour cibles. Parmi eux, Dieubon Derameau, également connu sous le nom de Noula, a été enlevé et brutalement tué.
« Malgré nos appels à l’aide aux autorités policières et judiciaires, aucune intervention n’a eu lieu jusqu’à minuit », déclare Jones Joseph, kasek de Lagon. « Les bandits ont pu commettre leurs crimes en toute impunité, laissant notre communauté dans la peur et le deuil. »
Jones Joseph a critiqué les responsables de la justice et de la police pour leur incapacité à répondre rapidement à la crise. Il a exprimé son espoir de voir enfin établir un tribunal de paix et un commissariat de police à Lagon pour éviter la répétition de telles atrocités. Le gang de Tibwadòm opérant Gros-Morne, est soupçonné dans ce Massacre à Lagon.
En fin de journée du samedi 13 juin, une patrouille de l’UDMO, accompagnée d’agents de la BI et du juge de paix de Terre-Neuve est arrivée sur place pour tenter de rassurer la population. Cependant, les habitants ont dû inhumer eux-mêmes les corps des victimes après de longues heures sous le soleil, dans l’attente d’un constat légal.
Les habitants de Lagon vivent désormais dans une peur constante, craignant de nouvelles répliques des terroristes. « De nombreuses familles cherchent refuge chez des proches dans des zones plus sûres », a rapporté un résident.
La communauté de Lagon, encore sous le choc, pleure la perte de six de ses membres et espère des mesures concrètes des autorités pour garantir leur sécurité à l’avenir.

