Haïti–Vertières version 2025: la Fusion appelle à l’unité nationale après la qualification historique des Grenadiers

Porté par l’enthousiasme populaire entourant la qualification historique d’Haïti pour la Coupe du monde 2026, le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (PFSDH/FUSION) a publié ce mercredi un communiqué appelant les forces vives de la nation à renouer avec l’esprit d’unité et de dépassement symbolisé par le 18 novembre, date commémorative de la bataille de Vertières.
Selon le parti, la célébration massive et spontanée de la qualification des Grenadiers a offert au pays «un moment rare où les clivages sociaux, les intérêts partisans ou les conflits de personnes ont été oubliés». Des villes aux campagnes, de la diaspora au territoire national, Haïti a vibré d’une même voix, souligne le PFSDH, exprimant sa gratitude envers la sélection nationale pour tant de sacrifices, d’abnégation et de détermination.
Le PFSDH en profite pour réclamer un dispositif sécuritaire adéquat en vue de l’arrivée des joueurs à l’aéroport Toussaint Louverture, estimant que la nation doit accueillir dignement ses héros sportifs, à un moment où l’insécurité reste un défi majeur.
«Notre descente aux enfers n’est pas une fatalité», a affirmé le parti à travers cette note.
Pour la Fusion, l’exploit des Grenadiers dépasse le terrain sportif: il démontre la capacité du pays à se rassembler autour d’un objectif commun. Le parti voit dans cette unité momentanée une preuve que les divisions politiques ne sont pas insurmontables.
Le communiqué insiste: «Nous pouvons si nous le voulons mettre de côté nos divergences et nos querelles inutiles». Dans cette optique, la Fusion réaffirme son engagement à poursuivre les discussions avec les autres acteurs politiques pour élaborer une formule consensuelle de sortie de crise, alors que la transition doit entrer dans une nouvelle phase à partir du 7 février 2026.
Le parti appelle, ainsi, à la mise en place rapide d’une instance de médiation haïtienne, choisie d’un commun accord entre les acteurs politiques, afin de conduire les dialogues nécessaires à la stabilisation institutionnelle. À ses yeux, aucun secteur ne peut prétendre jouer ce rôle seul: le processus doit être inclusif, national et crédible, même si un appui technique international demeure souhaité.
Dans un ton ferme, le PFSDH appelle à «prendre acte de l’échec de l’exécutif dans son ensemble» et à définir la voie la plus rapide vers des élections démocratiques et le rétablissement des institutions, dès que les conditions de sécurité le permettront.
Le parti conclut son message par un cri mobilisateur: «AYITI PA DWE PERI!!! NOU KA CHANJE SA!!!»
FcnHaïti

