Haïti/Société : Le CCSIHPE annonce la 3e phase de sa mobilisation et réclame à nouveau l’accompagnement de l’État
Tenue ce jeudi 1er octobre 2026, à Port-au-Prince, d’une grande mobilisation des marchands victimes et familles déplacées dans le cadre de la deuxième phase du mouvement qui a été lancé depuis plusieurs semaines par le Collectif des Citoyens du Secteur Informel Haitien et des petites Entreprises (CCSIHPE). Les manifestants constituent de réclamer l’accompagnement de l’État pour répondre à leurs besoins et ceux de leurs familles.
Environ un mois après le réouverture des classes, les marchands et membres des familles victimes de l’insécurité généralisée ont manifesté ce premier octobre en vue de poursuivre leur mobilisation de manière pacifique. Ils réclament des subventions permettant à leurs enfants d’aller à l’école et des moyens nécessaires pour répondre efficacement à leurs besoins fondamentaux.
Selon Boileau Jr Mondesir, Coordonnateur national de CCSIHPE, la manifestation a été organisée sans casses, sans violence ni barricades enflammés ni attaque aux véhicules pourtant la police a fait obstruction aux citoyens pour ne pas se rendre devant la Primature. Les protestataires annoncent la 3ème phase du mouvement si l’État ne répond pas a leurs revendications.
En colère contre le comportement » je m’en fous » des autorités, les manifestants lancent un appel aux dirigeants pour la mise en place d’un plan de relèvement économique comprenant, entre autres, des subventions permettant aux petits commerçants de recapitaliser leurs activités et de reprendre leur place dans le système économique haïtien.
Les protestataires appellent l’État, la société civile et les organisations de défense des droits humains à prendre en compte les difficultés auxquelles sont confrontés les petits marchands, notamment les marchés incendiés, le blocage de plusieurs axes routier.
« Nos demandes restent les mêmes. Nous demandons un véritable accompagnement de l’État afin que les petits marchands puissent retrouver une vie digne », ont-ils expliqué.
« Le peuple souffre trop. Nous demandons à l’État d’ouvrir le pays et de nous garantir la sécurité afin que nous puissions reprendre normalement nos activités. L’État nous maltraite trop. Nous disons assez. Nous ne pouvons plus continuer ainsi », ont-ils poursuivi.
C’était l’occasion pour les marchands de souligner lles conditions précaires dans lesquelles vivent certaines familles déplacées comme : absence de logement, difficultés à dormir sous la pluie, perte de maisons et de proches, impossibilité pour des enfants de fréquenter l’école et manque d’accès à des installations sanitaires.
Au terme de la mobilisation, ils demandent au gouvernement haïtien de prendre des mesures adéquates pour accompagner les marchands victimes, les parents d’élèves, les résidents des quartiers défavorisés qui se trouvent encore dans des camps de fortune et sécuriserla population. Ces mesures selon eux leur permettra de reprendre leurs activités quotidiennes et quitter les rues.
Fact Checking News (FCN)

